Emeutes au Chili: sept morts et des milliers de personnes arrêtées en trois jours

Emeutes au Chili: sept morts et des milliers de personnes arrêtées en trois jours
AFP

Cinq personnes ont péri dimanche dans l’incendie d’une usine de vêtements en proie à des pillages, dans le nord de Santiago, ce qui porte à sept le nombre de morts depuis le début des violentes émeutes qui secouent le Chili. «Nous sommes en guerre contre un ennemi puissant», a affirmé dimanche le président chilien Sebastian Piñera.

«Cinq corps ont été retrouvés à l’intérieur de l’usine en raison de l’incendie», a annoncé à des médias locaux le commandant des pompiers de Santiago, Diego Velasquez. Deux personnes avaient déjà péri dans la nuit de samedi à dimanche dans l’incendie d’un supermarché également pillé par des manifestants dans le sud de la capitale.

>Chili: affrontements entre manifestants et forces de l’ordre à Santiago

Les émeutes au Chili depuis trois jours, sont les pires qu’ait connues le pays depuis des décennies, si bien que le gouvernement a étendu l’état d’exception à cinq régions.

Pour la deuxième nuit consécutive, une mesure de couvre-feu a été décrétée à Santiago entre 19h et 6h locales L’"état d’urgence» est également en vigueur dans cinq régions, dont la capitale de 7 millions d’habitants.

«La démocratie a l’obligation de se défendre», a déclaré le président chilien Sebastian Pinera pour justifier ces mesures d’exception, à l’issue d’une réunion avec les présidents de la Chambre de députés, du Sénat et de la Cour suprême. Après le nouveau bilan des morts dans les émeutes, le président a déclaré «Nous sommes en guerre contre un ennemi puissant, implacable, qui ne respecte rien ni personne et qui est prêt à faire usage de la violence et de la délinquance sans aucune limite».

Le général Javier Iturriaga, chargé vendredi de la sécurité publique par le président Pinera, a de son côté appelé les habitants à rester «calmes» et à ne pas sortir de chez eux.

Près de 10.000 policiers et militaires ont été déployés. Les patrouilles de militaires dans les rues sont une première dans le pays depuis la fin de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990).

Selon les autorités, 1.462 personnes ont été arrêtées, dont 644 dans la capitale et 848 dans le reste du pays.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Chan Bao - nom d’emprunt -, infirmière à Wuhan, a dû être hospitalisée d’urgence
: «
Pour la première fois, j’ai pensé que je pourrais mourir
».

    A Wuhan, le coronavirus décime le personnel soignant: «Mon étage est rempli de mes collègues»

  2. Aucune destination européenne n’a été placée sous un avis négatif du SPF Affaires étrangères. Autrement dit, pas question en l’état d’obtenir l’annulation et le remboursement du voyage qui avait été préalablement réservé.

    Italie, Espagne, Chine...: puis-je annuler mon voyage à cause du coronavirus?

  3. L’église Saint-Henri, à Woluwe-Saint-Lambert, doit faire l’objet d’une rénovation lourde, dont coût six millions.

    La Région bruxelloise met les églises à la diète

La chronique
  • Le destin tourmenté d’un ministre de la Culture en Flandre

    Depuis des années, la chanson « Mia » de Gorki, groupe de rock flamand néerlandophone, formé à Gand en 1989, se trouve au sommet des tops 1000 en Flandre. La chanson décrit, selon certains, l’ambiance véritable de la Flandre profonde avec les mots : « De middenstand regeert het land, beter dan ooit tevoren, Mia heeft het licht gezien, ze zegt, niemand gaat verloren » (« La classe moyenne gouverne le pays, mieux que jamais, Mia a vu le jour, elle dit que personne ne perdra »). Le chanteur du groupe, Luc De Vos, est retrouvé mort en octobre 2014 dans son appartement de travail, à Gand où il résidait. Dès 2007, les prix de récompenses musicales en Flandre ont été rebaptisés MIA, Music Industry Awards, un clin d’œil au tube de Gorki. Et c’est pendant la cérémonie de ces MIA que Jan Jambon, le ministre-président de la Flandre, mais également ministre de la Culture,...

    Lire la suite

  • Brexit, Saison 2 ou le retour du spectre du «no deal»

    L’aurait-on oublié qu’il ne serait pas inutile de se rappeler que la saga du Brexit est loin d’être une affaire close. Si le Royaume-Uni n’est bel et bien plus membre de l’Union européenne depuis le 31 janvier à minuit, ce n’est pas la fin de l’histoire. Dès lundi prochain s’engagera une négociation autrement plus difficile que le règlement du divorce : la tentative de s’accorder sur les modalités de la future relation entre Londres et l’UE avec, au cœur, un accord commercial. Et le moins que l’on puisse écrire au moment où les deux...

    Lire la suite