Extinction Rebellion: quatre dossiers disciplinaires ouverts à la police de Bruxelles

Il y a deux plaintes individuelles pour usage de spray lacrymogène, confirme le bourgmestre de Bruxelles.
Il y a deux plaintes individuelles pour usage de spray lacrymogène, confirme le bourgmestre de Bruxelles. - Belga

La séance du conseil communal de la Ville, ce lundi s’est ouverte par une interpellation citoyenne, à plusieurs voix, sur les violences policières. En cause, l’intervention de la police lors d’Extinction Rebellion, le 12 octobre dernier, mais aussi lors d’autres manifestations ou actions citoyennes. « La répression policière n’est pas une réponse, quelle solution nous proposez-vous ? N’attendez pas que des drames se multiplient. On a besoin de sécurité, pas de violence », a lancé l’un des interpellants.

Dans sa réponse, Philippe Close est d’abord revenu sur le déroulement de l’intervention policière. « Lorsque la police a été informée d’une action de désobéissance civile, elle a pris contact avec les organisateurs. L’objectif était de trouver une solution respectant le droit de manifester et les intérêts des citoyens. Extinction Rebellion nous a clairement expliqué qu’ils voulaient investir le jardin du Palais royal, un lieu fermé au public et situé dans la zone neutre. Nous avons proposé des lieux alternatifs, qui ont tous été refusés. » Dès lors, souligne le bourgmestre, « la manifestation n’a pas été autorisée ».

Environ 300 manifestants ont condamné la force utilisée contre des militants pro-climat

Quatre dossiers disciplinaires

Philippe Close a ensuite confirmé que quatre dossiers disciplinaires ont été ouverts, concernant les incidents rapportés. « Il y a deux plaintes individuelles pour usage de spray lacrymogène qui ne semble pas correspondre à l’utilisation des moyens spéciaux. Un troisième porte sur les témoignages, relayés par la VRT, concernant des incidents au commissariat central. Un quatrième, sur base de 33 témoignages anonymes qui m’ont été remis par la délégation d’Extinction Rebellion quand je les ai reçus, font l’objet d’une enquête interne. » Le bourgmestre n’a pu donner plus de commentaires, pour ne pas entacher la procédure en cours.

► Les explications complètes de Philippe Close sont à lire sur Le Soir+.

 
 
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