Brexit: quatre problèmes encore à résoudre, estime Guy Verhofstadt

Brexit: quatre problèmes encore à résoudre, estime Guy Verhofstadt
Sylvain Piraux

Le président du groupe de pilotage du Parlement européen sur le Brexit, Guy Verhofstadt, a averti mardi qu’un consentement au divorce ne pourrait être donné si quatre garanties sont fournies concernant les citoyens européens au Royaume-Uni.

«Avant de donner notre approbation, tous les problèmes auxquels sont confrontés les ressortissants des Vingt-Sept qui vivent au Royaume-Uni doivent être résolus, en ce compris la menace d’expulsion pour ceux qui ne se sont pas enregistrés dans les temps», a affirmé Verhofstadt lors d’un débat en plénière.

«Nous ne voulons pas que les citoyens de l’Union européenne soient victimes d’un autre scandale Windrush», a-t-il ajouté. L’ancien Premier ministre belge a fait ainsi référence au traitement d’immigrés d’origine caribéenne arrivés au Royaume-Uni après la Deuxième Guerre mondiale - les premiers sur le navire Windrush - et traités comme des clandestins alors qu’ils étaient pourtant censés être Britanniques.

Guy Verhofstadt cite quatre garanties encore à apporter par le Royaume-Uni: pas d’expulsion pour ceux qui ont raté l’échéance d’inscription, davantage d’assistance pour les 200.000 citoyens de l’Union européenne dits vulnérables, une véritable indépendance pour l’IMA (l’autorité instituée pour soutenir les dossiers de plainte des ressortissants des Vingt-Sept devant les juridictions britanniques) et un statut clair pour ceux disposant actuellement d’un pré-statut.

«Nous devons exploiter le temps qu’il reste avant le vote pour résoudre ces derniers problèmes», a exhorté le président du groupe de pilotage Brexit.

La protection des citoyens Union européenne au Royaume-Uni et la réciprocité avec celle des citoyens britanniques dans l’Union est le fer de lance de l’action du Parlement européen dans le dossier du Brexit.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Patrick Dewael (Open-VLD), président de la Chambre, est l’un des noms qui circulent pour monter en première ligne.

    Négociations fédérales: qui va monter? Plusieurs noms circulent

  2. d-20191208-3XNE16 2019-12-08 09:11:53

    Le bulletin climatique de la Belgique continue à se dégrader

  3. Le succès des universités francophones est incontestable et la tendance s’inscrit dans le long terme.

    Enseignement supérieur: toujours plus d’étudiants dans les universités francophones

La chronique
  • La grande misère du choix électoral

    Le point qui a le plus surpris dans l’interview que Marc Uyttendaele et moi-même avons donnée au Soir le 23 novembre est apparemment la perspective d’organiser un référendum sur le cadre institutionnel de la Belgique.

    De fait, il y avait de quoi être surpris. Je ne suis pas un partisan déclaré du référendum, et je me rappelle fort bien Marc Uyttendaele, en 1993, s’opposant farouchement, comme Xavier Mabille, à l’idée de demander au peuple de se prononcer sur le cadre fédéral dans lequel basculait officiellement la Belgique à l’époque.

    Je ne veux pas revenir, ici, sur le référendum en tant que tel, qui est à mes yeux un procédé de la dernière chance en...

    Lire la suite

  • Négociations fédérales: l’insulte! Bon sang, mais c’est bien sûr!

    Mais comment n’y ont-ils pas pensé plus tôt ? Les conseillers du Roi avec leurs « Et que je vous sers le café. Et que je vous écoute patiemment »… et Paul Magnette qui fait des vidéos expliquant qu’il recherche « des solutions constructives pour tous, de Zeebruges à Arlon et d’Eupen à Mouscron », en français et en néerlandais ? Que dire des Vande Lanotte, Reynders, Bourgeois et Demotte engoncés dans de chics costumes pour faire honneur à la fonction ?

    ...

    Lire la suite