Salaire minimum: la FGTB a rejeté l’accord interprofessionnel d’une augmentation de 1,1% des salaires

Salaire minimum: la FGTB a rejeté l’accord interprofessionnel d’une augmentation de 1,1% des salaires
Belga

La FGTB, réunie ce mardi pour examiner l’évolution du dossier lié au salaire minimum, a décidé de « poursuivre son combat pour une augmentation substantielle des salaires les plus bas », a-t-elle fait savoir dans un communiqué. La proposition de 1,1 % est jugée « inacceptable » par le syndicat socialiste.

« L’incertitude et le flou artistique entourant la proposition ainsi que le chantage opéré par le banc patronal au travers de la liaison de l’augmentation du salaire minimum à l’article 39 ter (relatif à la durée du préavis, NDLR) ont été jugés comme inacceptables et ne répondant pas aux demandes et aspirations légitimes des travailleurs », détaille la FGTB.

Le syndicat, qui a rejeté l’accord interprofessionnel conclu au printemps, revendique à terme un salaire minimum à 14 euros de l’heure ou 2.300 euros par mois, rappelle-t-il.

La proposition faite à l’issue de la dernière réunion du Groupe des Dix mercredis dernier ne prévoyait aucune garantie d’augmentation ultérieure du salaire minimum au-delà de 1,1 % au 1er novembre 2019. En outre, la hausse potentielle est « conditionnée à un dossier qui grugerait un nombre important de travailleurs en amputant leurs indemnités de préavis de près d’un tiers ». Elle n’a dès lors pas été jugée suffisante, conclut la FGTB.

L’absence d’accord entraîne une perte financière pour les 68.000 personnes touchant un salaire minimum qui atteint déjà 90 euros, déplorent de leur côté les syndicats chrétien et libéral.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. d-20150129-37L6LD 2015-01-29 10:05:39

    Banque: un accès au cash toujours plus complexe

  2. Joachim Coens et Georges-Louis Bouchez.

    Bouchez-Coens: deux novices pour sortir de la crise politique

  3. Pour les sénateurs démocrates comme Elizabeth Warren, il faut que la procédure s’achève vite pour leur permettre de faire leur campagne pour les primaires de leur parti.

    Chefs d’accusation contre Trump: pourquoi les démocrates sont pressés d’en finir

La chronique
  • Vincent de Coorebyter: «La grande misère du choix électoral»

    Le point qui a le plus surpris dans l’interview que Marc Uyttendaele et moi-même avons donnée au Soir le 23 novembre est apparemment la perspective d’organiser un référendum sur le cadre institutionnel de la Belgique.

    De fait, il y avait de quoi être surpris. Je ne suis pas un partisan déclaré du référendum, et je me rappelle fort bien Marc Uyttendaele, en 1993, s’opposant farouchement, comme Xavier Mabille, à l’idée de demander au peuple de se prononcer sur le cadre fédéral dans lequel basculait officiellement la Belgique à l’époque.

    Je ne veux pas revenir, ici, sur le référendum en tant que tel, qui est à mes yeux un procédé de la dernière chance en...

    Lire la suite

  • Le grand fossé de l’impeachment, dans l’Amérique de Trump

    Montez ! Sautez dans le traîneau des esprits de Noël, et laissez-vous mener par-delà les villes et les champs, pour entrer dans les chaumières et prendre le pouls des foyers américains ! Cette radioscopie à la Dickens, dont rêvent tous les sondeurs depuis l’élection surprise de Donald Trump en 2016, ne vous réjouirait guère : jamais depuis la guerre de Sécession (1861-1865), nos cousins n’ont été plus divisés, ne se sont ainsi entre-déchirés, au point de reconsidérer, de plus en plus fréquemment, leur participation au sacro-...

    Lire la suite