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Syrie: Il est trop tôt pour juger du succès de l’accord avec la Turquie, selon Pompeo

« Certains progrès ont été faits », a affirmé le secrétaire d’Etat.

Temps de lecture: 2 min

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a estimé mardi qu’il était trop tôt pour juger du succès de la trêve dans le nord de la Syrie qu’il a conjointement négociée avec la Turquie, à quelques heures de son expiration. « Certains progrès ont été faits », a affirmé le secrétaire d’Etat au cours d’une conférence à Washington, ajoutant néanmoins que le succès de l’accord n’était « pas encore complètement établi ».

« Nous pensons que nous sommes maintenant dans une meilleure position », a-t-il ajouté alors que les forces américaines poursuivent leur retrait du nord-est du pays où elles étaient positionnées aux côtés des combattants kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS).

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A la suite de l’annonce du retrait militaire américain du Nord-Est syrien, Ankara a lancé le 9 octobre une offensive contre ces combattants kurdes, alliés essentiels des Occidentaux dans la lutte contre le groupe djihadiste Etat islamique. La Turquie, qui réclame une « zone de sécurité » à sa frontière, qualifie de « terroristes » les Unités de protection du peuple (YPG), principale composante des FDS.

« Une histoire compliquée »

Elle a néanmoins suspendu son offensive jeudi, à la faveur d’une fragile trêve négociée entre Turcs et Américains. Mais cette pause expire à 21 heures ce mardi et le pouvoir turc se dit prêt à frapper si les YPG ne se sont pas retirées. « C’est une histoire compliquée, c’est sûr », a ajouté M. Pompeo.

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« Le président a utilisé la puissance économique de l’Amérique pour éviter un conflit armé avec un allié de l’Otan », a-t-il poursuivi en allusion aux menaces de sanctions économiques brandies par Donald Trump avant l’accord de cessez-le-feu. L’offensive turque a été rendue possible par le retrait militaire des Etats-Unis du Nord et de l’Est de la Syrie, une décision surprise et décriée du président américain, accusé d’abandonner ses alliés.

 

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