Jan Jambon et Elio Di Rupo se rencontrent et parlent de tout… sauf du fédéral

Jan Jambon (à gauche) et Elio Di Rupo
Jan Jambon (à gauche) et Elio Di Rupo - Belga

Les ministres-présidents flamand et wallon, Jan Jambon (N-VA) et Elio Di Rupo (PS), se sont rencontrés mercredi matin pour échanger sur une série de dossiers revêtant une importance pour leur région. Au menu : Brexit, relations internationales, climat, 5G et emploi. Par contre, pas un mot sur les pourparlers en cours en vue de la formation d’un gouvernement fédéral.

Après un premier contact informel la semaine dernière lors d’une visite royale à Luxembourg, les deux hommes se sont retrouvés officiellement à Bruxelles sous les ors de l’Hôtel Errera, la résidence de fonction de M. Jambon. « Je suis heureux et honoré que nous ayons pu nous entretenir si rapidement sur plusieurs dossiers d’importance pour nos deux entités », a commenté le ministre-président flamand après l’entretien.

Au cours de cette rencontre « agréable », Jan Jambon a notamment convenu avec son homologue wallon d’une approche commune sur la question du Brexit. Tant l’un que l’autre plaident pour un retrait ordonné du Royaume-Uni de l’UE, mais aussi pour que la parole de leur région sur le sujet soit suffisamment portée par le fédéral au niveau européen.

« Les pourparlers fédéraux sont suffisamment complexes, sans que nous ayons besoin de nous en mêler »

En ce qui concerne l’emploi, MM. Di Rupo et Jambon ont exprimé le souhait de renouveler, mais aussi de renforcer l’accord existant entre le VDAB et le Forem. « Nous pensons qu’il y a des possibilités de mieux rencontrer les demandes de la Flandre et aussi d’aider des personnes qui sont en Wallonie », a commenté le ministre-président wallon.

Sur la question climatique et le déploiement de la 5G, ils se sont par contre limités à un échange de vues sur les mesures respectivement prévues au sud et au nord du pays.

S’ils ont abordé de nombreux dossiers, les ministres-présidents assurent toutefois ne pas avoir échangé sur les discussions au fédéral. « Je ne suis plus président du PS et mon collègue n’est pas candidat à la présidence de la N-VA », a lancé Elio Di Rupo. « Les pourparlers fédéraux sont suffisamment complexes, sans que nous ayons besoin de nous en mêler », a renchéri Jan Jambon.

 
 
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