Brexit: le président du Parlement européen appelle les Etats à octroyer un report

Brexit: le président du Parlement européen appelle les Etats à octroyer un report
Belga

Le président du Parlement européen, David Sassoli, a invité les Etats membres à accorder au Royaume-Uni une extension du Brexit jusqu’au 31 janvier, faisant notamment valoir l’importance des travaux à mener par l’assemblée européenne.

« Après le vote du Parlement britannique et l’annonce du Premier ministre Boris Johnson de bloquer la procédure de ratification, la demande du gouvernement britannique d’une prolongation jusqu’au 31 janvier reste sur la table », constate le président de l’assemblée. « Il est souhaitable que le Conseil européen l’accepte », ajoute-t-il, rejoignant la position du président du Conseil Donald Tusk. Aux yeux de M. Sassoli, cette extension permettra au Royaume-Uni de clarifier sa situation et au Parlement européen d’exercer ses prérogatives. De nombreux députés avaient insisté ces derniers temps pour prendre le temps du débat parlementaire sur le Brexit.

« Ce n’est pas vraiment un problème »

L’Allemagne ne s’opposera pas à un report de la date du Brexit, a annoncé mercredi le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, après l’appel du président du Conseil européen à accepter une telle mesure. La demande de troisième report de la date de la sortie du Royaume-Uni de l’UE, prévue en principe pour le 31 octobre, « n’échouera pas à cause de l’Allemagne », a déclaré devant la presse Steffen Seibert, sans vouloir pour l’instant se prononcer sur la possible durée d’un tel délai.

En parallèle, le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, s’est lui aussi montré ouvert. « S’il s’agit de reporter la date de deux ou trois semaines, afin de donner aux députés à Londres la possibilité de ratifier comme il faut la loi » sur la sortie du pays de l’UE, « ce n’est pas vraiment un problème », a-t-il déclaré à la chaîne de télévision RTL Allemagne.

Il n’a pas non plus exclu, sous condition, un report de quelques mois. « S’il s’agit de reporter le Brexit jusqu’à fin janvier, nous devons savoir pour quelle raison, ce qui va se passer dans l’intervalle et s’il va y avoir des élections en Grande-Bretagne », a-t-il expliqué. « Nous devons connaître les intentions des Britanniques, surtout celles de (Boris) Johnson, car jusqu’à aujourd’hui ce n’est pas clair », a ajouté le ministre.

Mardi, Paris a annoncé être prêt à un report « technique » du Brexit de « quelques jours » afin que la procédure parlementaire puisse s’achever à Londres, mais s’opposera à une prolongation destinée à « rediscuter de l’accord », a déclaré la secrétaire d’Etat française aux Affaires européennes.

 
 
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