Accueil Monde Proche-Orient

Syrie: le triomphe de maître Poutine

L’accord de Sotchi entre Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan entérine le triomphe du chef du Kremlin en Syrie. Les USA décampent, les Turcs pavoisent, les Kurdes s’inclinent et les Russes exultent…

Article réservé aux abonnés
Journaliste au service Monde Temps de lecture: 2 min

And the winner is ? Vladimir Poutine ! La dernière crise en Syrie, la question du Kurdistan syrien où l’armée turque était intervenue à partir du 9 octobre, se clôture par un triomphe du maître du Kremlin, plus fin et filou que jamais. Après sa rencontre de Sotchi, le 22 octobre, avec le Turc Recep Tayyip Erdogan, le doute n’est plus permis : Poutine mène le jeu, règle le tempo et impose sa loi. Tout le monde, ou presque, vient lui manger dans la main.

A Damas, Bachar el-Assad lui doit tout, à commencer par la survie de son régime totalitaire. L’accord de Sotchi entérine maintenant peu ou prou la fin du « Rojava », l’expérience autonomiste des Kurdes syriens sous la férule du parti PYD. La frontière turque sera gardée par les Turcs, les Syriens et… les Russes. Les Kurdes ont été priés de partir séance tenante. Le régime doit encore récupérer la région d’Idlib, dans le nord-ouest. Les bombardements russes sur les civils devraient y aider.

Cet article est réservé aux abonnés

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

J'en profite

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

5 Commentaires

  • Posté par Rasir Yves, jeudi 24 octobre 2019, 12:33

    Nouveau petit bijou, par un orfèvre en la matière, de propagande atlantiste : la gentille coalition occidentale contre le méchant ogre russe qui bombarde les civils. C’est pourtant Raqqa qui a été transformée en champ de ruines et en cimetière pour des milliers d’innocents, selon les organismes humanitaires. Par comparaison, l’aviation russe semble faire preuve d’une précision chirurgicale. Baudouin Loos ne l’ignore pas mais l’objectivité n’est pas ce qu’exigent ses commanditaires d’Evere.

  • Posté par MARTIN Roland, vendredi 25 octobre 2019, 10:06

    Les frappes "chirurgicales" sur les hôpitaux , les écoles : oui on connaît ça ... une spécialité russe. Et maintenant on attend avec impatience que les 3 millions de réfugiés syriens rentrent dans leur pays dirigé par un homme qui mérite un prix Nobel, celui de chimie ou alors de torture: j'espère qu'il recevra un jour sa "décoration" à la CPI

  • Posté par De Borman Michael, jeudi 24 octobre 2019, 9:57

    ... déjà que Vladimir pouvait s'enorgueillir : 1) d'avoir bien foutu l'Europe en l'air en ayant manipulé les informations pendant la campagne pour le référendum du Brexit 2) d'avoir tout autant manipulé les élections aux USA (quel trésor ces images compromettantes de Trump en bonne et multiple compagnie féminine dans un hôtel à Moscou!) Et maintenant le Moyen Orient commence à tomber dans son escarcelle...

  • Posté par Jules Vandeweyer, jeudi 24 octobre 2019, 9:12

    Cette guerre menée en Syrie, l'a été par l'Europe et l'Amérique (sans négociations préalables, sans résolutions de l'ONU… elle sert à quoi l'ONU?) contre Assad et son régime. Elle a fait bien plus de dégâts que lui, créant le chaos (comme en Afghanistan, en Irak, en Lybie, … ) et un exode massif des populations. Les fabricants et marchands d'armes ont encore de beaux jours devant eux.

  • Posté par Vigneron Gérard, jeudi 24 octobre 2019, 8:23

    Une nouvelle bande du type Gaza est née donc. Les USA ne sont plus fiables, il est plus que temps que l' Europe de dote d' une propre armée et si certains pays ne sont pas d' accord que l'on crée rapidement une Europe à 2 vitesses pr la défense et ….autres matières .

Aussi en Proche-Orient

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs