Charles Michel souhaite ne plus être Premier ministre début novembre

Charles Michel souhaite ne plus être Premier ministre début novembre
Belga

Charles Michel a annoncé vendredi au Conseil des ministres qu’il souhaitait être déchargé de sa responsabilité de Premier ministre au plus tard au début du mois de novembre afin de préparer la présidence du Conseil européen qu’il prendra le 1er décembre.

Le chef du gouvernement fédéral en affaires courantes a fait part de sa volonté aux vice-Premiers ministres il y a déjà quelques jours, précise un communiqué.

« Constatant qu’à ce stade aucun processus de formation d’un gouvernement fédéral n’a démarré à la suite des élections 2019, il a également entamé depuis le début de cette semaine des consultations sur les modalités de son remplacement en affaires courantes », ajoute le communiqué.

« Le Premier ministre veillera à garantir une transition fluide et responsable au service de l’intérêt des citoyens et de l’Etat », conclut-il.

En coulisse, il nous revient que Charles Michel n’a pas adressé un ultimatum à ses collègues. Il a fait part d’un souhait, arguant du fait que les dossiers importants arrivaient qui nécessiteraient un lourd investissement dans ses nouvelles fonctions, et notamment un conseil européen important, le Brexit et le changement climatique.

Charles Michel avait déjà fait savoir qu’il pourrait partir avant sa prise de fonction officielle le premier décembre. Il se dit toutefois qu’il a quelque peu différé sa décision, espérant une formation de gouvernement au fédéral qui pourrait lui désigner un successeur de plein exercice. Mais il s’avère que les deux informateurs, Geert Bourgeois (N-VA) et Rudy Demotte (PS) n’ont pas laissé entrevoir une solution rapide. D’où la demande de Charles Michel de ne pas jouer les prolongations.

Deux solutions sont envisagées pour son remplacement : soit la mission d’information actuellement en cours bascule dans une mission de formation, ce qui, on l’a dit, est peu probable. Soit les trois partis restant de la majorité, le CD&V, le VLD et le MR s’entendent sur le nom d’un successeur, qui sera donc en affaires courantes et sans majorité parlementaire. Le Premier ministre sortant étant libéral et le rapport de force au fédéral donnant la famille libérale dominante, il devrait revenir au MR de proposer la personne qui succédera à Charles Michel. Sophie Wilmès est dans ce cas la personne désignée. Mais il se dit que le CD&V se fait quelque peu prier, ce qui augure d’une négociation à ce sujet avant le départ de Charles Michel.

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