47 emplois supprimés chez Deutsche Bank Belgique

47 emplois supprimés chez Deutsche Bank Belgique
Belga

La direction de Deutsche Bank Belgique avait convoqué les syndicats pour assister à un conseil d’entreprise extraordinaire. Au menu : l’annonce d’une réorganisation de la structure de l’entreprise « pour la rendre plus agile ». La banque se séparera « d’ici la fin 2020 d’une quarantaine de ses collaborateurs sur les 633 employés actuellement ». « Il s’agira de licenciements », nous a précisé Jean-Michel Segers, directeur marketing et de la communication de Deutsche Bank Belgique. La banque justifie cette décision par la digitalisation croissante de ses activités « de manière telle qu’elle a décidé d’ajuster sa structure pour être encore plus performante à ce niveau ». « On ne va pas se voiler la face : le contexte de taux bas nous pousse à trouver plus rapidement des gains d’efficience », ajoute Jean-Michel Segers.

« Cette décision de réorganisation montre la volonté de Deutsche Bank de continuer à renforcer sa place de leader en conseil en investissements sur le marché belge », a encore indiqué direction dans un communiqué. « Elle a pour objectif de continuer à dégager les moyens nécessaires pour permettre à la banque d’investir encore plus dans le développement et la digitalisation de ses activités commerciales et de services, de développer le conseil personnalisé par voie digitale combiné à celui déjà prodigué en agence et par téléphone et de poursuivre la mise en œuvre d’un nouveau modèle d’agence bancaire ».

Timing suspect ?

Selon Jean-Michel Segers, « même si le timing peut sembler suspect », cette annonce n’a cependant rien à voir avec le plan de restructuration annoncé en juillet dernier par la maison-mère allemande Deutsche Bank AG, entraînant la suppression de 18.000 emplois – soit un cinquième de son effectif mondial. « Le groupe est sorti de certains secteurs, et les activités en Belgique font précisément partie de la stratégie de la banque, assure le directeur marketing. La restructuration annoncée aujourd’hui est davantage liée à notre business propre ».

La décision de Deutsche Bank Belgique a été accueillie avec beaucoup de frustration du côté des représentants des travailleurs. « C’est toujours le même disque rayé qu’ils nous servent tous en même temps, déplore Yves Flamand, du syndicat socialiste Setca Finances. J’espère qu’un jour la rationalisation voudra dire qu’on investit dans l’humain, pour que le client ait un contact direct avec quelqu’un et qu’on se rende compte que le banquier est un être humain qui apporte une plus-value. L’interaction bancaire, ce n’est pas une application qui prend contact avec une application, c’est un être humain qui a un projet et qui aimerait bien avoir une discussion avec un être humain ».

Les syndicats ont également reçu des précisions sur le nombre de départs : « Il y a 25 licenciements d’ici la fin de l’année et 20 départs naturels non remplacés, précise Yves Flamand. Et 22 licenciements supplémentaires d’ici le deuxième trimestre 2020 ». Bien que la restructuration annoncée n’entre pas dans le cadre de la loi Renault, des réunions sont néanmoins prévues avec la direction pour discuter des condtions de ce plan. La première rencontre se tiendra ce mardi.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous