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Pourquoi Macron recrute (encore) à droite

Le choix de Thierry Breton pour la Commission s’ajoute à de nombreux signes en direction de la droite. Car c’est là que le président espère encore grignoter le plus de parts électorales.

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Envoyée permanente à Paris Temps de lecture: 4 min

Et maintenant Thierry Breton ! Après Christine Lagarde, poussée cet été comme directrice de la Banque centrale européenne (BCE), c’est encore un ancien ministre de droite sur lequel Emmanuel Macron jette son dévolu. En proposant le patron du géant numérique Atos comme commissaire français, le président fait le choix de la compétence, comme il l’a expliqué jeudi. Mais c’est aussi une décision non dénuée d’arrière-pensées domestiques.

« Cela correspond à la fois à l’évolution de sa base électorale et à la préparation des municipales de mars prochain », décrypte le politologue Jérôme Sainte-Marie, président de l’institut de sondages PollingVox. « Après avoir pris tout ce qu’il était possible de prendre à gauche, il considère que c’est auprès des classes aisées de droite qu’il reste des parts électorales à prendre. »

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1 Commentaire

  • Posté par Deckers Björn, vendredi 25 octobre 2019, 20:57

    La lecture est en effet assez juste. Sur une gauche encore en miette, Emmanuel Macron se tape la droite. Et espère continuer indéfiniment à faire son shopping (un coup à droite, un coup à gauche). Mais l'illusion ne durera pas indéfiniment. Il est même probable qu'à gauche, elle soit elle aussi largement "asséchée". La courte hégémonie de Mélenchon sur la gauche faisait courir à celle-ci un péril de marginalisation durable. La victoire même relative d'EELV aux dernières européennes démontre que Mélenchon n'est pas une fatalité et surtout qu'il ne condamne pas forcément la gauche française à la nuit. Il reste sur le champ de ruine à rebâtir une alliance nouvelle des progressistes. Soyons réalistes, ce ne sera pas pour 2022. La gauche est bien partie pour aller jusqu'au bout de sa gueule de bois de 2017, avant de prendre des aspirines après le très probable nouveau coup de bambou. Il n'est qu'à voir la prétention de Yannick Jadot à surfé sur la petite victoire (13%) aux européennes pour se voir déjà leader de la gauche française et qui sait président. Tant qu'il y aura ces vieilles rivalités de la gauche française, il n'y aura pas l'indispensable rassemblement des forces de progrès. Hors, celui ci est indispensable à toute tentative de retour notamment du fait d'une cinquième république basée quasi exclusivement sur le mode majoritaire. Emmanuel Macron ne fait plus illusion sur grand monde, il appartient juste à la gauche de rebâtir une force d'alternance unie, avec un leader, un programme, une union de rassemblement. En attendant hélas, c'est Alain Duhamel qui le disait hier encore dans LE SOIR, les chances de Marine Le Pen n'ont jamais été aussi importantes.

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