Sophie Wilmès: «Les affaires courantes ne nous laissent pas énormément de possibilité d’action»

Charles Michel et Sophie Wilmès
Charles Michel et Sophie Wilmès - Photo News

Charles Michel a remis dimanche en fin de journée le badge d’entrée du 16 rue de la Loi à la nouvelle Première ministre Sophie Wilmès, assurant que le gouvernement avait posé, en sa personne, le choix de « la stabilité, la sérénité et la responsabilité ».

Arrivant à la tête d’un gouvernement d’affaires courantes, Mme Wilmès (MR) a d’emblée reconnu que son périmètre d’action était limité. « C’est un grand honneur, une grande responsabilité que j’envisage comme un travail de continuité. Les affaires courantes ne nous laissent pas énormément de possibilité d’agir, et j’appelle donc à la formation d’un gouvernement de plein exercice au plus vite », a-t-elle affirmé.

« Je suis une personne de dialogue, et il y aura un dialogue à installer », a répondu l’ex-ministre du Budget à la question de l’absence d’une majorité gouvernementale à la Chambre. Elle juge « irresponsable » l’épisode de ce jeudi, quand un amendement budgétaire du PTB créant un fonds d’urgence « blouses blanches » a été adopté avec le soutien des socialistes, des écologistes et de l’extrême droite.

Si elle reconnaît sans peine la nécessité de soutenir davantage le secteur des soins de santé, elle déplore l’adoption de cet amendement « sans débat de fond ni connaissance budgétaire ».

Première femme à occuper le poste de Première ministre dans l’histoire de la Belgique, Mme Wilmès n’a pas insisté sur ce point. « Toute ma vie, j’ai mis en avant l’égalité hommes-femmes. Ce gouvernement l’a fait aussi. Je n’aurai pas à beaucoup plaider pour continuer sur cette voie. On n’aura pas attendu Sophie Wilmès pour agir à cet égard », a affirmé la nouvelle cheffe du gouvernement.

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