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Extrême droite: qui fait le jeu de qui?

Les intentions de vote en faveur de Marine Le Pen sont en hausse. La cheffe du Rassemblement National n’a même plus besoin de paraître pour engranger des points. Ses adversaires s’en chargent.

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Chroniqueur Temps de lecture: 5 min

Quarante-quatre… c’est le pourcentage de suffrages que Marine Le Pen pourrait recueillir, aujourd’hui, selon plusieurs instituts de sondages, au deuxième tour d’une élection présidentielle en France qui l’opposerait à Emmanuel Macron. Neuf points de plus qu’il y a deux ans et demi. Et 31 % de ces électeurs seraient prêts à voter pour elle (sûrement/probablement) au premier tour.

Pourquoi une telle progression ?

En partie parce que beaucoup de ceux qui affichent une hostilité à son endroit, fût-ce inconsciemment, lui réchauffent systématiquement sa soupe : voilà que l’épouse de Lionel Jospin, Sylviane Agacinski, opposée à la gestation pour autrui (GPA) est interdite de conférence à l’université Montaigne de Bordeaux sous la pression de groupes d’extrême gauche et LGBT. Voilà que, sous la menace des mêmes, doit être annulé à la Sorbonne un séminaire consacré aux phénomènes de radicalisation. L’extrême droite se frotte les mains.

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4 Commentaires

  • Posté par Jules Vandeweyer, mardi 29 octobre 2019, 8:49

    Il est assez évident que le gouvernement Macron mène une politique très à droite (pour récupérer des électeurs d'extrême-droite sans doute). La gauche, elle, défend des valeurs et les grands principes des Droits de l'Homme et de l'humanisme. Mais, quand l'argent qui dirige la société n'est plus redistribué équitablement, les laissés pour compte cherchent des solutions. La diabolisation de la gauche a favorisé le populisme. Alors, ne croyant plus ni au communisme, ni même au socialisme ou à l'écologie, ils se réfugient chez ceux qui leur promettent des jours meilleurs.

  • Posté par Bricourt Noela, mardi 29 octobre 2019, 8:39

    Même France inter employait encore il y a quelques années le vocable "citoyen lambda". Le mépris, l'indifférence, l'entre-soi ,le manque de respect creusent aussi le sillon pour le RN. Se rassurer en imaginant que les gens modestes ou pauvres sont des idiots incultes qui mangent uniquement des crasses a aussi été une grossière erreur. Les gens qui ne se voient aucun avenir voteront pour le RN. Bien entendu que ce sera pire. Les chroniqueurs parisiens ne comprenaient pas les motifs pour lesquels le film Bienvenue chez les Ch'tis avait connu un tel succès. C'était pourtant évident. Dany Boon rendait aux Haut de France sa fierté. La pire des choses est ce mépris permanent , cette stigmatisation de certains par ceux qui s'imaginent faire partie "des élites" et qui sont en train de sauver leur peau par tous les moyens possibles. La suite est évidente.

  • Posté par Ask Just, lundi 28 octobre 2019, 17:54

    Bof, Mr Kahn, comme beaucoup de Macrolâtres, vous avez l'indignation sélective et la vision étriquée des élites bien-pensantes. Ce qui booste le vote Lepen (et populiste à travers l'Europe), c'est la démission de l'état dans les périphéries (c-à-dire en dehors de quelques grands centres urbains choyés). C'est la fracture territoriale qui nourrit le populisme. Tant qu'on voudra rejeter la faute sur autre chose que l'absence d'un projet inclusif "faisant nation" (notez bien donc que je ne suis pas un communautariste), on noiera le poisson de la dualisation de la société, on absoudra nos dirigeants, et on laissera l'hydre populiste grandir, comme vous le faites à longueur de chronique.

  • Posté par Reginster Jean-luc , lundi 28 octobre 2019, 14:12

    Effrayant, ils s'emploient à réaliser la fiction-prédiction " Soumission " de Michel Houellebecq, publiée en 2015 chez Flammarion. Fossoyeurs de la démocratie et des libertés qui la portent.

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