Accueil Opinions Éditos

L’extrême droite mange une Europe paralysée

Le tableau politique européen est très angoissant. La montée continue des partis extrémistes se conjugue avec une paralysie, voire un effondrement des pouvoirs démocratiques en place ou en devenir.

Article réservé aux abonnés
Editorialiste en chef Temps de lecture: 3 min

C’est devenu un cauchemar politique, c’est surtout en train de s’imposer comme un cimetière pour la social-démocratie incapable de trouver une réponse à cette question : comment se défaire de l’extrême droite en Europe, comment arrêter cette progression continue ? Dimanche, deux résultats sont venus doucher ceux qui avaient été saisis d’un espoir de pouvoir enfin lui infliger un coup d’arrêt.

Cet article est réservé aux abonnés

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

J'en profite

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

13 Commentaires

  • Posté par Rasir Yves, mardi 29 octobre 2019, 14:47

    Madame Delvaux, est-ce que vous lisez bien les éditoriaux de Jean-François Khan dans votre propre journal ? Voir l'extrémisme de droite partout, c'est faire le jeu de la vraie extrême droite. En faisant de Salvini un rejeton de Mussolini, la presse bienpensante italienne a favorisé le succès des authentiques fachistes. Pareil en Belgique: en diabolisant la NVA (je me souviens notamment d'un dessin de Kroll montrant Francken en uniforme SS), Le Soir n'a pas peu contribué à la montée du Belang.

  • Posté par Ask Just, mardi 29 octobre 2019, 17:01

    Bof, ce n'est pas en évitant d'appeler un chat un chat qu'il se changera en souris. Mettre la montée du populisme sur le dos de la "bien-pensance de gauche" est exactement l'erreur que commettent l'essentiel des commentateurs actuels, au grand profit des populistes, justement. Le vraie raison est à rechercher dans la dualisation des sociétés occidentales, de plus en plus fracturées entre grandes villes et périphéries, élites cosmopolites et "prolétaires de province". Cette clé de lecture tient bien mieux en compte les données sociologiques du vote populiste/extrême droite. Evidemment, elle est moins confortable pour les élites en place, dont les Mrs Khan, Macron et consort. La reconnaître supposerait aussi que les populistes s'attaquent aux vraies sources du problème des "petites gens", ce qui les mettrait au ban du système economico-médiatique qui se les garde sous le coude par commodité voire complicité (cfr élections US ou le choix laissé à l'électeur français entre Macron ou LePen)...

  • Posté par Patrick Janssen, mardi 29 octobre 2019, 12:29

    Complètement d'accord avec vous Rousseaux.

  • Posté par Rousseaux , mardi 29 octobre 2019, 12:23

    « Comment arrêter cette progression de l’extrême droite en Europe? » . Ho, non ! Madame Delvaux, pas vous…Une femme aussi intelligente que vous a forcément compris pourquoi le nombre d’électeurs de l’extrême droite progresse. Et vous savez parfaitement que dans leur grande majorité, il ne s’agit pas d’un engouement pour son idéologie, mais tout simplement d’un refuge de l’électeur lambda face à sa conviction qu’il existe une relation entre son sentiment d’insécurité, son impression d’abandon au profit de gens qui veulent leur imposer une autre façon de vivre, jusqu’au point de vouloir leur destruction. Tout ces Partis sans exception font campagne sur ce thème. Le seul moyen d’arrêter cette progression serait de leur prouver par des actes qu’ils sont compris, et défendu. Mais dés qu’ils posent ne serait-ce que cette simple question, une armées de biens pensants leur tombe dessus en leur intimant de la boucler, et c’est à cause de ce « politiquement correct » que le phénomène est désormais irréversible, car c’est dans l’isoloir qu’ils pensent trouver les hommes politiques qui font semblant de les comprendre : En un mot, Les Populistes. L’admettre serait déjà la moitié de la solution…

  • Posté par Ask Just, mardi 29 octobre 2019, 12:43

    Le "hic" dans votre analyse sociologique est que le vote populiste est surtout fort dans les régions "abandonnées" (Lander de l'est Allemand, villes déindustrialisées d'Europe en général), pas forcément dans celles à forte immigration (c'est même souvent le contraire). Dans l'argumentaire neo-facho, en plus du rejet des étrangers, on retrouve un fort rejet des "élites" (intellectuelles, médiatiques et politiques surtout), ce qui colle mieux avec les corrélats socio-économiques du vote populiste. Il est patent que l'argumentaire FN se concentre sur les "étrangers", mais il attaque aussi les "élites". Le grand absent de ses attaques: les poids lourds économiques qui pourtant sont essentiellement responsables de l'abandon évoqué ci-dessus. Mais la force de l'extrême droite par rapport à l'extrême gauche est qu'elle se garde les bonnes grâces des "possédants", tout en canalisant la rancoeur du petit peuple sur des bouc-émissaires phantasmés (cfr montée du nazisme sur les mêmes bases). Pas étonnnant donc qu'elle bénéficie de la mansuétude de la presse privatisée qui fait mine de "vouloir comprendre les motivations de ses électeurs", au prix de dérives de plus en plus illibérales.

Plus de commentaires

Aussi en Éditos

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs