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300 millions de personnes menacées par la montée des océans d’ici 2050

Plus des deux-tiers des populations concernées se trouveront en Chine, au Bangladesh, en Inde, au Vietnam, en Indonésie et en Thaïlande.

Temps de lecture: 4 min

D’ici 2050, des zones côtières abritant 300 millions de personnes pourraient être menacées par la montée des océans liée au changement climatique, selon une étude parue mardi. La région la plus exposée est l’Asie, selon cette étude parue dans Nature Communications. Plus des deux-tiers des populations concernées se trouveront en Chine, au Bangladesh, en Inde, au Vietnam, en Indonésie et en Thaïlande.

Utilisant une forme d’intelligence artificielle, les chercheurs ont corrigé des données existantes concernant l’altitude des terres dans les zones côtières, qui pouvait être erronée, conduisant à largement sous-estimer l’étendue des zones touchées lors des marées hautes ou de fortes tempêtes. « Les projections de l’élévation du niveau des océans n’ont pas changé », explique à l’AFP Ben Strauss, co-auteur de l’étude et président-directeur de Climate Central, un institut de recherches aux Etats-Unis. « Mais lorsque nous utilisons nos nouvelles données concernant le relief, nous trouvons beaucoup plus de gens vivant dans des régions vulnérables que ce que nous estimions jusqu’à présent », poursuit-il.

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Les données gratuites fournies par la NASA, avec son programme SRTM qui a permis de cartographier 95 % de la Terre, peuvent comporter une marge d’erreur. Mais il y a environ cinq ans, Ben Strauss et Scott Kulp ont réalisé, en comparant ces éléments à des données plus fines, que le système SRTM surestimait systématiquement l’altitude des bords de mer, confondant des toits et des arbres avec le niveau du sol. « Pour la majorité des zones côtières à travers le globe, nous ne connaissions pas la hauteur du sol sous nos pieds », explique Ben Strauss.

« Le changement climatique a le potentiel de remodeler des régions entières du globe »

La population mondiale, estimée à 7,7 milliards d’individus aujourd’hui, pourrait s’accroître de deux milliards d’ici 2050 et d’un milliard supplémentaires d’ici la fin du siècle, dont une grande partie résidant dans des mégalopoles en bord de mer. Actuellement, environ 100 millions de personnes habitent dans des zones situées sous le niveau de la mer, selon cette étude. Certains sont protégés par des digues, mais la plupart ne bénéficient d’aucune protection. « Le changement climatique a le potentiel de remodeler des villes, des économies, des rivages et des régions entières du globe », souligne Scott Kulp, auteur principal de l’étude et scientifique chez Climate Central, soulevant la question de savoir « dans quelle mesure et combien de temps les protections côtières peuvent les préserver ».

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Plusieurs menaces pèsent sur les populations des littoraux : l’une d’elle est l’élévation du niveau des océans causée par la dilatation de l’eau sous l’effet du réchauffement climatique et la fonte des glaces au Groenland et en Antarctique. Depuis 2006, les océans montent d’environ quatre millimètres par an, un rythme qui pourrait être multiplié par 100 si les émissions de gaz à effet de serre restent inchangées, a averti le mois dernier le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) dans un rapport sur les océans.

Typhons, cyclones et ouragans violents vont devenir plus fréquents

Si le réchauffement climatique est limité sous 2ºC, comme prévu par l’Accord de Paris, la hausse des océans devrait atteindre environ 50 centimètres d’ici 2100. Si les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent à leur rythme actuel, l’élévation pourrait être presque deux fois plus importante.

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Une autre menace est constituée par les typhons, cyclones et ouragans violents qui vont devenir plus fréquents. « Il n’est pas nécessaire d’avoir une augmentation importante du niveau des mers pour causer des problèmes catastrophiques », commente Bruce Glavovic, professeur à l’université Massey en Nouvelle-Zélande, qui n’a pas pris part à l’étude.

Le nouveau système mis au point par les chercheurs, nommé CoastalDEM, et présenté dans des revues scientifiques, constitue « un progrès significatif pour comprendre les risques pour des centaines de millions de personnes, inhérents à l’élévation des océans liée au changement climatique, d’ici la fin du siècle », estime le climatologue belge Jean-Pascal van Ypersele, ancien vice-président du Giec.

 

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11 Commentaires

  • Posté par Draye Jean-Pierre, mardi 29 octobre 2019, 20:56

    Poels Jean-Pierre votre argumentation? Pour un commentaire idiot vous vous les fournissez sous une forme cristallisée

  • Posté par Draye Jean-Pierre, mardi 29 octobre 2019, 19:58

    Evitons les spéculations idiotes et remettons les choses en perspective, chaque année il y a 85 millions de personnes en plus sur terre et en 2050 il y aura 10 ou 11 millards d'habitants sur terre, alors 300 millions ....Je m'inquièterais plutôt du bien-être des 85 millions qui nous arrivent chaque année et alors 2050 ne sera jamais un problème...

  • Posté par Poels Jean-pierre, mardi 29 octobre 2019, 20:34

    …. et si on commençait par éviter les commentaires idiots?

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