Olivier de Wasseige (Union wallonne des entreprises): «On est tout à fait conscient qu’on doit évoluer»

Olivier de Wasseige (Union wallonne des entreprises): «On est tout à fait conscient qu’on doit évoluer»
Bruno Dalimonte

Olivier de Wasseige, administrateur délégué des entreprises wallonnes, était l’invité de Frabrice Grosfilley sur RTL ce mercredi matin .

« Jacques Crahay (le président de l’Union wallonne des entreprises (UWE)) a été trop loin parce que les entreprises ont déjà intégré le défi climatique »... « On a déjà réduit nos émissions de CO2 et on continuera à le faire. On sera partenaire de cette transition ». Crahay a insisté sur le défi climatique en estimant que les entreprises ne devaient pas seulement penser « profit ».

Dans une interview, Jacques Crahay avait choqué en disant que les patrons d’entreprises ne souhaitent pas parler du modèle économique présent, sans limite et qui ne tient plus debout, car cela met à mal leur business.

« On est tout à fait conscient qu’on doit évoluer en tenant compte de cette triple transition que le gouvernement wallon souhaite actuellement », une transition environnementale, social et économique.

Sur le Brexit

« On préfère un report qu’un « no deal », mais l’incertitude du Brexit n’est pas bonne, on veut savoir vers quoi on va », déclare Olivier de Wasseige.

En Belgique, 50.000 emplois seront perdus en cas de Brexit dur et tout de même 10.000 en cas d’un accord. « L’économie wallonne est moins concernée que la Flandre » par le Brexit. Il faut savoir que la Grande Bretagne est le cinquième client vers lequel part nos exportations, donc 6.6 pourcents.

Seul 10 pourcents des entreprises ne se disent néanmoins pas prêtes pour le Brexit, mais « le problème en Wallonie, c’est notre difficulté à mesurer l’impact indirect qu’il aura », indique Olivier de Wasseige.

C’est pour cela qu’« il y a urgence à trouver un gouvernement (en Belgique) », selon de Wasseige. « Les entreprises ont besoin d’un gouvernement fédéral » pour faire face au Brexit.

« Je pense que Sophie Wilmès a les cartes pour contrer un Brexit car elle peut avoir une majorité au parlement qui permet de le mettre en place, malgré la situation qui n’est pas idéale au gouvernement. »

 
 
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