Trump dit «savoir exactement» qui est le nouveau chef du groupe État islamique

Donald Trump
Donald Trump - Reuters

Le président américain Donald Trump a assuré vendredi « savoir exactement » qui était le nouveau chef du groupe État islamique (EI), successeur d’Abou Bakr al-Baghdadi et dont l’identité reste encore floue.

« L’EI a un nouveau chef. Nous savons exactement qui il est », a affirmé le locataire de la Maison Blanche sur Twitter, sans donner davantage de détails.

Le groupe djihadiste a confirmé jeudi la mort de son chef Abou Bakr al-Baghdadi, qui s’est fait exploser le week-end dernier lors d’une opération américaine dans le nord de la Syrie. Il a annoncé la désignation d’Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi comme successeur, en menaçant les États-Unis de venger cette mort.

>>> Le chef du groupe État islamique tué « comme un chien » : Donald Trump raconte en détail le raid américain

Ce nom avait rarement été mentionné parmi les potentiels successeurs de Baghdadi.

Une identité floue

« Nous ne savons pas grand-chose de lui, sauf qu’il est le principal juge de l’EI et qu’il dirige l’Autorité de la charia (loi islamique) », a dit à l’AFP Hicham al-Hachemi, un expert irakien de l’organisation qui a un temps contrôlé un vaste territoire à cheval entre l’Irak et la Syrie avant d’en être chassé par une coalition internationale dirigée par les États-Unis.

Interrogé sur le nouveau chef de l’EI, le coordinateur de l’action contre-terroriste des États-Unis, Nathan Sales, s’est montré beaucoup plus prudent que Donald Trump, sans même confirmer que Washington le connaissait.

« Nous étudions l’identité du nouveau dirigeant, son rôle dans l’organisation, d’où il vient », a-t-il dit à des journalistes au département d’Etat américain. « Chaque fois qu’il y a une transition à la tête d’une organisation terroriste, nous voulons nous assurer que nous disposons des informations les plus récentes dont nous avons besoin pour faire face efficacement à la menace », a-t-il ajouté.

« Nous allons démanteler le groupe quels que soient ses cadres dirigeants », a encore assuré l’ambassadeur Sales, affirmant que l’EI demeurait « une grande priorité en matière de sécurité nationale ».

Prié une nouvelle fois de dire ce que le gouvernement américain savait d’Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi, il a éludé : « Nous savons qu’il sera confronté à une pression soutenue et systématique de notre part et de la part de nos partenaires ».

Nathan Sales a présenté vendredi le rapport annuel du département sur le terrorisme dans le monde, qui porte sur l’année 2018, avant la fin du « califat » territorial de l’EI et la mort de son chef. Selon ce document, malgré les succès de la coalition internationale, le groupe jihadiste « a démontré sa capacité à s’adapter » et « ses terroristes aguerris » ont quitté le champ de bataille en Syrie ou en Irak « représentant de nouveaux dangers » ailleurs dans le monde.

 
 
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