Brexit: l’indépendance de l’Ecosse est «à portée de main», selon la Première ministre

Brexit: l’indépendance de l’Ecosse est «à portée de main», selon la Première ministre
AFP

L’indépendance de l’Ecosse est à « portée de main », a déclaré la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon devant des milliers de manifestants, environ 20.000 selon les estimations, rassemblés à Glasgow samedi pour exiger un nouveau référendum sur ce sujet.

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« Les élections législatives que nous avons le 12 décembre sont les élections les plus importantes de notre époque pour l’Ecosse. L’avenir de notre pays est en jeu », a déclaré la cheffe du parti indépendantiste SNP devant les manifestants qui agitaient des drapeaux écossais bleus et blancs.

La perspective d’une Ecosse indépendante « est à portée de main », a-t-elle martelé, appelant les électeurs à se mobiliser en votant pour son parti lors du prochain scrutin.

Nicola Sturgeon veut organiser un référendum sur l’indépendance en 2020, estimant que le Brexit a changé la donne depuis la victoire du « non », à 55 %, à un départ de l’Ecosse du Royaume-Uni lors d’un précédent référendum en 2014.

Ce scrutin « doit se produire l’an prochain et nous nous préparons », a-t-elle déclaré le mois dernier au congrès du SNP, à Aberdeen. Elle compte demander le feu vert du gouvernement britannique d’ici Noël.

Le soutien du Labour ?

Downing Street est opposé à une nouvelle consultation populaire, estimant que les Ecossais ont déjà été consultés il y a cinq ans et qu’il s’agissait d’un « événement unique, organisé une fois par génération ». Toutefois le Brexit est intervenu entre-temps, plaide Nicola Sturgeon.

En 2014, l’un des arguments en faveur du maintien de l’Ecosse dans le Royaume-Uni était qu’en cas de scission, cette nation perdrait les avantages de l’appartenance à l’Union européenne. Et deux ans plus tard, au référendum de juin 2016 sur le Brexit, 62 % des Ecossais se sont opposés au départ du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Les élections législatives approchant, Nicola Sturgeon tente de galvaniser ses troupes.

Le rassemblement pro indépendance de samedi était le premier auquel elle a participé depuis la campagne du référendum de 2014. Elle espère aussi qu’en cas de victoire électorale du Labour, principal parti d’opposition au Royaume-Uni, le nouveau Premier ministre soutienne son projet de second référendum. Mais le chef du Labour, Jeremy Corbyn a douché ses espoirs, en déclarant qu’une nouvelle consultation populaire n’était « ni nécessaire ni souhaitable ».

 
 
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