Le géant du pétrole Aramco entre en Bourse

Le président et le CEO d’Aramco lors de l’annonce de l’entrée en bourse
Le président et le CEO d’Aramco lors de l’annonce de l’entrée en bourse - EPA

Le royaume ultraconservateur d’Arabie saoudite connaît une transformation profonde sous l’impulsion du prince héritier Mohammed ben Salmane, qui veut libérer l’économie de son pays de sa dépendance aux revenus pétroliers.

L’initiative la plus ambitieuse du prince héritier, l’homme fort du royaume, est la prochaine introduction en Bourse du géant pétrolier Aramco confirmée dimanche, qui pourrait être la plus importante du monde.

L’évaluation d’Aramco à 2.000 milliards de dollars souhaitée par le prince héritier étant désormais jugée irréaliste, ce dernier devra compter sur les milliardaires saoudiens pour acheter des actions sur le marché local, tandis que des représentants saoudiens visitent des capitales mondiales pour séduire les investisseurs étrangers.

Aramco pompe environ 10 % du pétrole mondial à partir de ses puits dans l’est du royaume, mais aussi dans le désert du Sud appelé le « Quartier vide » et de gisements offshore.

Pour 2018, elle a fait état de 111,1 milliards de dollars de bénéfices, soit plus que les bénéfices combinés d’Apple, de Google et d’Exxon Mobil.

Aramco est vital pour l’approvisionnement énergétique mondial, comme l’illustre la flambée des prix du baril après des attaques contre ses installations en septembre qui ont réduit momentanément sa production de moitié.

Sur le même sujet
Arabie SaouditeAramco
 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. ©News

    Anderlecht: lettre aux aveugles selon l’évangile de Saint-Vincent

  2. d-20181122-3PU9H0 2018-11-22 20:26:06

    Benoît Lutgen: «Les commémorations, ça rappelle ce qui s’est passé dans les années 30, et ce qui se passe aujourd’hui»

  3. Les arrestations ne sont pas indicatrices du nombre de migrants en transit
: certains migrants ont pu être interpellés dix fois sur l’année, d’autres jamais.

    Le nombre d’arrestation de migrants en transit en hausse de 37% en 2018

La chronique
  • Champagne ou Kidibul?

    Chez Elio D., on se frotte les mains. Le fils prodige a jeté l’éponge. C’est pas demain la veille qu’on effacera des tablettes le joli nom du dernier premier ministre socialiste wallon. Le dernier et peut-être l’ultime comme le lui a promis Père Noël – dont les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

    Chez Paul M., on débouche aussi le Kidibul. Pendant un mois de mission royale, le fiston a prouvé, à défaut de mettre sur pied un gouvernement, qu’il était désormais le seul chef rouge et même qu’il occupait tout l’espace francophone.

    Rue de Naples, avec l’arrivée du fils prodigue, on se prépare à tuer le veau gras. Grâce à lui, les Bleus ont retrouvé leurs couleurs. Président, informateur, tout s’emballe. Dans la foulée, il a déjà promis au roi de glisser sous son sapin, un gouvernement pesé, emballé (cadeau) et ficelé. Georges L.B. en sera à la fois le Premier, comme son papa Charles M., et le vice-Premier et ministre des Affaires étrangères, comme son oncle Didier....

    Lire la suite

  • Allez, allez, une seule issue à la crise fédérale: oser le schwung!

    On ne peut pas dire que les planètes sont bien alignées pour la petite Belgique. Cela fait un an que nous sommes sans gouvernement, six mois qu’on a voté, avec deux nouveaux informateurs qui tentent de trouver une sortie de crise – le Graal, on n’y croit plus – et le sondage que nous publiions ce week-end donnait pour la première fois de notre histoire une domination des partis nationalistes séparatistes dans le groupe linguistique néerlandophone qui pèse désormais près du tiers du Parlement fédéral.

    ...

    Lire la suite