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Le Palais royal tiraillé: suivre la piste N-VA/PS, ou basculer sous l’arc-en-ciel

Les préformateurs font rapport au Roi ce lundi. Poursuivre (avec eux) la quête d’une majorité avec N-VA et PS, ou zapper (sans eux) vers l’arc-en-ciel ?

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Journaliste au service Politique Temps de lecture: 4 min

Réunir les deux « grands », N-VA et PS, au sein d’un gouvernement fédéral, on en parle depuis les élections du 26 mai et les missions royales successives : d’abord celle des informateurs Didier Reynders-Johan Vande Lanotte ; ensuite, plus encore, depuis le 8 octobre dernier et l’entrée en matière des préformateurs Rudy Demotte-Geert Bourgeois, l’un socialiste francophone, l’autre nationaliste flamand, ça tombe bien. En l’occurrence, six formations politiques sont en lice, pas forcément toutes nécessaires mathématiquement sauf les deux premières : N-VA et PS donc, ajoutez MR, VLD, SP.A et CD&V.

Après un peu moins d’un mois aux affaires, Rudy Demotte et Geert Bourgeois, se rendent au Palais ce lundi après-midi, à 15h30 en principe, pour faire rapport au roi.

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9 Commentaires

  • Posté par brenes norbert, dimanche 10 novembre 2019, 17:20

    De nombreux électeurs wallons reprochent amèrement au MR d'avoir participé à un gouvernement minoritaire en Wallonie. Soit, je comprends. Mais pourquoi alors reprocher au VLD et au CVP de refuser de participer à un gouvernement minoritaire en Flandre ?

  • Posté par Deckers Björn, lundi 4 novembre 2019, 14:34

    André Georges-Marc, encore pourrait-on penser qu'après tout, il faudrait abandonner la notion de parti F et N et accepter la logique partisane majoritaire, quite à ce que le gouvernement soit parfois minoritaire dans l'une ou l'autre communauté (le plus souvent ici dans la communauté francophone), et on aurait un gouvernement de droite (centre-droit) ou de gauche (centre gauche) hors considération communautaire, et cela pourrait fonctionner. Ceci suppose néanmoins deux éléments qui ne sont en rien respecté côté N. D'une, cette logique peut aussi engendrer occasionnellement un gouvernement minoritaire en Flandre. De deux, le gouvernement suédois qui a respecté cette règle en a profité pour saper durablement et frontalement les finances publiques et créer les conditions d'une septième réforme de l'Etat qui ne dit pas son nom. Désosser la sécurité sociale fédérale et refiler la patate chaude aux régions. Les faits démontrent que ce mode de gouvernance est lourd de conséquences et démontre qu'accepter une logique "nationale" se révèle à contre emploi. Combien de temps faudra-t-il encore pour que les francophones comprennent que les flamands réfléchissent en flamand et non en belge. Que de batailles perdues au nom de cette naïveté coupable!

  • Posté par Deckers Björn, lundi 4 novembre 2019, 14:20

    André Georges-Marc, prenez cinq minutes pour voir si vous feriez la même analyse en situation inversée (majorité pléthorique à gauche en Flandre et écrasante à droite en Wallonie). Trop souvent, certains répondent à ces questions en fonction de leurs affinités politiques personnelles. La question que je pose moi, c'est pourquoi il est tout à fait envisageable de faire un gouvernement avec un seul parti francophone ne représentant même pas 25% de ceux-ci et rigoureusement inenvisageable de faire un gouvernement avec plusieurs formations flamandes représentant ensemble plus de 40% du corps électoral flamand. Pour l'instant, ce n'est pas très clair. Et je ne vois pas de wallon de droite pressé de reconduire la suédoise susceptible de m'expliquer en quoi l'un serait naturel et l'autre onbespreekbaar.

  • Posté par Petre Eric, lundi 4 novembre 2019, 14:54

    Bien sûr qu'un gouvernement fédéral minoritaire en Flandre est tout aussi théoriquement possible qu'un gouvernement fédéral minoritaire en Wallonie comme le précédent... sauf qu'on ne peut obliger personne à y aller. Si ni CD&V ni VLD ne veulent lâcher leur partenaire de gouvernement flamand c'est bloqué. Le PS n'a pas l'exclusivité des exclusives et les unes ne sont pas moins légitimes que les autres.

  • Posté par Van Obberghen Paul, lundi 4 novembre 2019, 12:29

    Il faut toujours qu'on m'explique comment faire accepter aux partis flamands de participer à un gouvernement minoritaire dans le collège NL, et comment mettre d'accord 6 ou 7 partis dont certains ont dit ouvertement ne pas vouloir de l'autre (OpenVLD au sujet de Groen!). D'autre part, comment convaincre OpenVLD et CD&V en coalition avec la NVA à la région, de mettre ce parti dans l'opposition au fédéral, en connaissant sa capacité de nuisance dans l'opposition, où il ne pourra que se renforcer.

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