Crise au fédéral: des élections anticipées ne sont «pas impossibles», selon Ahmed Laaouej

Crise au fédéral: des élections anticipées ne sont «pas impossibles», selon Ahmed Laaouej
Belga

Face à l’impasse au niveau fédéral qui persiste depuis près de six mois, le chef de groupe PS à la Chambre, Ahmed Laaouej, n’exclut pas des élections anticipées. Invité sur la Première, le socialiste a affirmé ce mardi que cette option n’était « pas impossible » même si « pas souhaitable. »

Après le PS et la N-VA, le Roi consulte ce mardi les libéraux et le SP.A

Lundi, les préformateurs Rudy Demotte (PS) et Geert Bourgeois (N-VA) ont demandé à être déchargés de leur mission. Le chef de l’Etat n’a pas toutefois acté la fin de leur mission. « Le Roi tient sa décision en délibéré et entame des consultations », a indiqué le communiqué du Palais.

Comme l’a martelé lundi soir Paul Magnette, Ahmed Laaouj refuse aussi toute discussion avec les nationalistes flamands. « Nous ne voulons pas brader nos valeurs fondamentales », a-t-il souligné au micro de Thomas Gadisseux, affirmant vouloir « rester fidèles aux engagements pris vis-à-vis de la population. »

Le chef de groupe PS à la Chambre appelle également l’Open VLD et le CD&V à « faire preuve de lucidité et de clairvoyance » : « Qu’ils arrêtent de se scotcher à la N-VA », a-t-il lancé, assurant qu’il existe d’autres coalitions possibles. « La N-VA n’est pas une fatalité en Belgique. »

« Charles Michel, l’homme de tous les déficits »

Il est également revenu sur les propos tenus par Charles Michel. L’ancien Premier ministre avait notamment dénoncé « une forme de faiblesse, sinon de lâcheté » de la part du PS et de la N-VA face à l’absence de négociation. Le nouveau président du Conseil européen avait également pointé du doigt les socialistes pour expliquer le dérapage du budget fédéral.

Charles Michel dénonce «la lâcheté» du PS et de la N-VA: Paul Magnette lui répond

« Que Charles Michel arrête de donner des leçons », a fustigé M. Laaouej, l’accusant « d’avoir asphyxié le revenu des ménages » et d’être responsable « du matraquage fiscal. » « Il n’a plus aucune crédibilité, c’est l’homme de tous les déficits : budgétaire, économique et démocratique », a-t-il affirmé.

 
 
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