Anderlecht: un professeur condamné pour violence physique et fait de mœurs sur des élèves

Anderlecht: un professeur condamné pour violence physique et fait de mœurs sur des élèves
Belga

Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné, mardi matin, le professeur Yakob M. à une peine de trois ans de prison avec sursis pendant cinq ans, pour faits de mœurs et de violence physique sur des élèves de l’Athénée royal Léonardo da Vinci à Anderlecht, dévoilés en 2014 et 2015. Le tribunal l’a également condamné à une interdiction d’enseigner durant 10 ans. Le prévenu niait les faits et avait plaidé l’acquittement.

Le professeur de religion islamique, âgé de 53 ans, a été reconnu coupable d’attentat à la pudeur, d’incitation à la débauche et de harcèlement, commis entre septembre 2012 et février 2014, sur un de ses élèves, un mineur de moins de 16 ans.

En février 2014, une professeure d’histoire de l’Athénée royal Leonardo da Vinci a appris d’une élève que son collègue, le prévenu, avait des contacts téléphoniques avec un élève et qu’il lui donnait des rendez-vous en dehors de l’établissement scolaire. L’élève en question, un jeune Brésilien sans séjour régulier en Belgique, lui a confirmé, preuve à l’appui, que le professeur Yakob M. lui proposait de venir chez lui pour avoir des relations sexuelles.

L’élève a ensuite de nouveau fait le récit des événements devant la préfète de l’école, qui a appelé la police pour signaler des faits d’incitation à la débauche.

Il conteste la version de la victime

Devant le tribunal, Yakob M. a contesté la version donnée par la victime. Il a expliqué que ses élèves se confiaient souvent à lui, parfois pour des problèmes autres que scolaires. Selon lui, l’élève qui l’accuse l’a appelé pour lui parler d’une histoire de cœur. Un autre garçon et lui étaient amoureux de la même fille et les deux jeunes hommes s’étaient battus. Le professeur a déclaré qu’il avait accepté d’intercéder, ce qui expliquait certains SMS qu’il avait envoyés à cet élève, évoquant des relations sexuelles.

Le professeur de religion islamique a également été reconnu coupable d’avoir frappé un élève en janvier 2015, dans le contexte post-attentat de Charlie Hebdo en France. Une pétition circulait alors pour demander la démission d’une professeure d’histoire, qui avait fait valoir que des caricatures ne pouvaient pas justifier des assassinats. La responsabilité de cette atmosphère tendue au sein de l’établissement scolaire anderlechtois avait été attribuée à Yakob M.

 
 
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