John Crombez: «La N-VA doit dire si elle ne veut pas monter dans le gouvernement»

John Crombez: «La N-VA doit dire si elle ne veut pas monter dans le gouvernement»

Lundi, les préformateurs Rudy Demotte (PS) et Geert Bourgeois (N-VA) ont demandé au Roi d’être déchargés de leur mission, les discussions en vue de la formation d’un gouvernement fédéral étant toujours dans l’impasse 163 jours après les élections.

Le Roi a mis sa décision en délibéré et a entamé des consultations avec les présidents de parti. Paul Magnette (PS) et Bart de Wever (N-VA) ont ouvert le bal lundi, suivis, mardi matin, par la Première ministre Sophie Wilmès (MR), Gwendolyn Rutten (Open VLD) et John Crombez (SP.A).

Koen Geens (CD&V) a été reçu à 13h30, avant Meyrem Almaci (Groen) à 14h30 et le duo Nollet-Maouane (Ecolo) une heure plus tard.

Interrogé à la sortie du Palais, le président de la SP.A, John Crombez, a plaidé pour que les négociations au fédéral aillent plus vite. « On constate qu’il y a un échec aujourd’hui au niveau des négociations.

« Une solution est plus facile mais dans l’idéologie c’est plus difficile ». La solution étant que la N-VA et le PS acceptent de gouverner ensemble.

Selon John Cronmbez, « la N-VA n’est pas hors jeu mais on peut se poser la question si elle veut vraiment faire artie d’un gouvernement fédéral. Si la N-VA ne veut plus faire partie du gouvernement, elle doit le dire ».

« L’arc-en-ciel (NDLR SP.A., VLD, Groen, PS, PS, MR et Ecolo) est une solution comme d’autres solutions. On en a un peu marre que ceux qui ont les sièges n’avancent pas », a concédé le président de la SP.A.

À l’issue de ses consultations, le Roi aura reçu tous les partis susceptibles de jouer un rôle au niveau fédéral.

 
 
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