Nucléaire iranien: «Extrêmement difficile» de préserver l’accord

Hassan Rohani.
Hassan Rohani. - Photo News.

L’Union européenne a dû le concéder mardi : il est désormais « extrêmement difficile » de maintenir en vie l’accord nucléaire de l’été 2015 noué par la communauté internationale avec Téhéran. Le constat est dressé par la porte-parole de la diplomatie de l’UE, chargée de coordonner l’application de l’accord. Celui-ci est encore et toujours jugé capital pour « la sécurité de l’Europe et au-delà » : le deal garantit que le programme nucléaire iranien reste exclusivement pacifique.

Le pessimisme est de mise : au lendemain de l’annonce de la mise en service de nouvelles centrifugeuses, Téhéran a franchi une nouvelle étape dans la réduction progressive de ses engagements souscrits au terme de l’accord international, dénoncé unilatéralement par le président Trump en 2018 pour mettre une « pression maximale » sur la république islamique. Le président iranien Rohani a annoncé la reprise dès mercredi de l’enrichissement d’uranium dans l’usine souterraine de Fordo. Une « provocation », jugent les Européens. Celle-ci reste mesurée : Rohani insiste sur le caractère « réversible » de la décision, qui vise notamment à accentuer la pression sur l’UE, la Chine et la Russie, appelées à contrebalancer le retour des sanctions US.

L’UE s’en remet désormais au rapport imminent de l’Agence internationale de l’énergie atomique pour déterminer sa position. Et exhorte Téhéran à revenir au plein respect de l’accord de 2015.

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