Maxime Prévot: «Je suis demandeur que l’on puisse réfléchir à des ajustements institutionnels»

Maxime Prévot et Catherine Fonck
Maxime Prévot et Catherine Fonck - Belga

La nouvelle génération de présidents de parti devra se parler pour préparer l’avenir de la Belgique, estime le président du CDH, Maxime Prévot. Dans le camp francophone, le leader des centristes appelle à se mettre en ordre de marche pour l’échéance institutionnelle de 2024.

Dans les semaines qui viennent, tous les partis francophones, à l’exception du PTB, auront renouvelé leur dirigeant.

« Nous aurons une nouvelle génération qui sera mise en orbite. Qu’elle se rencontre ! On sait que 2024 -les Flamands l’ont annoncé- sera un rendez-vous institutionnel. Arrêtons de nous faire avoir en n’ayant rien préparé », a expliqué M. Prévot sur LN24.

À ses yeux, les partis francophones ne doivent pas avoir peur d’un nouveau chantier institutionnel dès lors qu’il permet au pays de mieux fonctionner. Le président des centristes plaide pour une refédéralisation de certaines compétences, alors qu’en Flandre c’est en général la thèse inverse qui domine. Il en veut pour preuve le trop grand nombre de ministres qui doivent se rencontrer pour régler certains problèmes en matière de santé ou de mobilité.

« Je suis un peu lassé de ce leitmotiv selon lequel les francophones ne sont demandeurs de rien. Moi, je suis demandeur d’un État qui fonctionne, d’un État qui dépense moins pour toutes ces strates ministérielles différentes. Je suis demandeur que l’on puisse réfléchir à des ajustements institutionnels, y compris à la refédéralisation de certaines compétences pour que la politique publique soit plus efficace », a dit M. Prévot.

Le CDH n’entend toujours pas monter dans un gouvernement parce qu’il n’y serait de toute façon pas indispensable avec ses 5 députés. Mais il rappelle qu’il est prêt à participer à toute solution qui permettrait de garantir « la stabilité du pays » et favoriser son « essor socio-économique ».

« Il y a des scénarios qui présentent une majorité parfois très courte (une majorité arc-en-ciel ne tiendrait qu’à un siège). S’il faut des réformes indispensables pour sortir de la crise, garantir un pays en état de marche et la stabilité de l’État, nous pourrions apporter positivement notre soutien sur base de débats que nous aurions eus au préalable et de balises sur lesquelles on aurait pu s’entendre », a-t-il affirmé.

Le CDH ne figure toutefois pas dans la liste des partis que consultera l’informateur Paul Magnette.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
  • A l’heure de la retraite, Michel Jadot conserve un esprit critique et sans concession, au service d’une certaine idée de l’Etat et de la protection sociale.

    Michel Jadot: «Je crains la régionalisation des soins de santé d’ici cinq ans»

  • Christie Morreale provient de la région liégeoise, une terre d’économie sociale.

    L’économie sociale dope l’emploi

  • Le modèle confédéral version N-VA soulève plusieuyrs objextions qui doivent impérativement être mises en débat.

    Par Paul De Grauwe (LSE) et Philippe Van Parijs (UCLouvain & KU Leuven), coordinateurs de l’initiative Re-Bel(Rethinking Belgium’s Institutions in the European Context)

    Cartes blanches

    Carte blanche: «Confédéralisme: trois difficultés fatales?»

 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. d-20170315-3DKLLK 2019-12-05 20:14:59

    Nethys: la tutelle juge les indemnités illégales mais ne peut pas tout annuler

  2. RTR1SY1T

    «J’ai pris la fuite lors de la nuit de noces mais ma mère m’a ramenée à mon mari»

  3. GagnantsPerdants

    Joachim Coens, l’Ommegang et Paris: les gagnants et les perdants de la semaine

La chronique
  • Champagne ou Kidibul?

    Chez Elio D., on se frotte les mains. Le fils prodige a jeté l’éponge. C’est pas demain la veille qu’on effacera des tablettes le joli nom du dernier premier ministre socialiste wallon. Le dernier et peut-être l’ultime comme le lui a promis Père Noël – dont les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

    Chez Paul M., on débouche aussi le Kidibul. Pendant un mois de mission royale, le fiston a prouvé, à défaut de mettre sur pied un gouvernement, qu’il était désormais le seul chef rouge et même qu’il occupait tout l’espace francophone.

    Rue de Naples, avec l’arrivée du fils prodigue, on se prépare à tuer le veau gras. Grâce à lui, les Bleus ont retrouvé leurs couleurs. Président, informateur, tout s’emballe. Dans la foulée, il a déjà promis au roi de glisser sous son sapin, un gouvernement pesé, emballé (cadeau) et ficelé. Georges L.B. en sera à la fois le Premier, comme son papa Charles M., et le vice-Premier et ministre des Affaires étrangères, comme son oncle Didier....

    Lire la suite

  • Les «confédéralistes» ont leur modèle. Et les autres?

    Il y a quelques années, lorsque la N-VA sortait son séparatisme ou sa version cosmétique, le confédéralisme, la réplique fusait : « Et vous allez faire quoi de la dette ? Et vous allez faire quoi de Bruxelles ? » Avec zéro réponse, ce qui rassurait les opposants : les nationalistes avaient montré leurs dents, mais n’avaient pas de quoi mordre.

    Mais voilà, à la N-VA, on ne laisse aucun terrain stratégique en jachère. Dans ce parti, on sait que pour convaincre, il faut...

    Lire la suite