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Formation fédérale: la division menace à l’Open VLD au sujet d’une coalition «arc-en-ciel»

Contrairement à Alexander De Croo ou à Egbert Lachaert, le bourgmestre de Gand Mathias De Clercq plaide ouvertement pour une coalition « arc-en-ciel » au fédéral.

Temps de lecture: 2 min

Le bourgmestre de Gand Mathias De Clercq est le premier membre de l’Open VLD à plaider ouvertement pour une coalition « arc-en-ciel » au fédéral. « Se taire n’est plus une option », estime-t-il dans une carte blanche publiée dans De Standaard. « A la place de qualifier une coalition ’arc-en-ciel’ d’impossible, de pas souhaitable ou de dernière option, les socialistes, les libéraux et les verts devraient saisir cette opportunité pour opérer un changement d’avis complet. Un arc-en-ciel : non pas par nécessité, mais par conviction », estime le bourgmestre gantois.

Avec de tels propos, M. De Clercq se distancie des libéraux « qui continuent de croire qu’il n’y a pas d’autre option et que la N-VA doit absolument être au gouvernement ».

Pas de gouvernement fiable sans la N-VA ?

Le vice-premier ministre Alexander De Croo et le chef de groupe à la Chambre Egbert Lachaert ont déjà exclu la possibilité d’une coalition « arc-en-ciel ». « Sans le PS et la N-VA, il n’y aura pas de gouvernement stable », selon M. De Croo. La ligne à la tête du parti libéral flamand est qu’une coalition « bourguignonne » (N-VA, PS, SP.A, Open VLD, MR) serait « difficile », mais qu’un arc-en-ciel serait « plus difficile encore ».

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M. De Clercq, qui mène à Gand un collège formé de l’Open VLD, Groen, le SP.A et le CD&V, ne favorise pas la piste « bourguignonne », qu’il décrit comme une coalition de « l’impuissance, de la méfiance et des chamailleries ».

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1 Commentaire

  • Posté par Deckers Björn, jeudi 7 novembre 2019, 12:00

    La question est existentielle, tant pour le VLD que pour le CD&V. Ceux-ci ont fini par se ranger sous la coupe de la NVA, effrayés d'être eux mêmes. Résultat : ils sont en voie de marginalisation. Les électeurs privilégiant logiquement, l'adage n'est pourtant pas nouveau, l'original à la copie (ici aux copies). Tel est le défi posé au VLD et au CD&V, tenter une existence qui ne soit pas sous la coupe de la NVA ou finir en vassal de la NVA et finalement disparaître. Oui, choisir d'aller gouverner avec la gauche alors que la NVA reste premier parti de Flandre semble dingo. C'est oublier que cette fois, la victoire écrasante de la droite en Flandre est un trompe l'oeil. La victoire, la vrai celle là (la NVA en fait a perdu) du VB démontre que la Flandre exprime une urgence sociale compatible avec le paysage francophone et avec la gauche démocrate flamande (SP et Groen). Le VLD peut décider de redevenir libéral, et le CD&V peut décider de redevenir démocrate-chrétiens et social comme il a pu l'être. Mais c'est deux là peuvent aussi fermer la lumière dans leur formations respectives et rejoindre la NVA. La suédoise a démontré et certainement le 26 mai combien le choix "évident" de cette option était un trompe l'oeil. Mathias De Clerq a raison, une nouvelle coalition féconde comme celle de 1999-2003 est possible. La coalition bourguignonne ne sera qu'un champ de bataille permanent finalement stérile.

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