Le déficit public belge va continuer de s’aggraver

Sophie Wilmès, Première ministre
Sophie Wilmès, Première ministre - Silvain Piraux

La Commission européenne a prédit jeudi un déficit public belge en forte augmentation dans les trois prochaines années, plongeant – à politique inchangée – à 1,7 % cette année, 2,3 % en 2020 et 2,6 % en 2021.

Au printemps, quand le gouvernement fédéral était déjà en affaires courantes depuis plus de quatre mois, la Commission chiffrait encore ce déficit des finances publiques à 1,3 % du produit intérieur brut (PIB), venant de 0,7 % l’an dernier.

En creusant son déficit, la Belgique fait ainsi figure de mauvaise élève de la classe européenne, alors que la moyenne dans la zone euro est relativement stable (0,7 % en 2019, 0,8 % l’an prochain et 1 % en 2020).

Ces prévisions sont faites à politique inchangée, c’est-à-dire en partant du principe que la situation politique actuelle se prolonge.

Si l’on considère les prévisions pour 2021, seules l’Italie (2,7 %) et la Roumanie (6,1 %) feraient moins bien. Pour cette année 2019, ce sont la France (3,1 %) et la Roumanie (3,6 %) qui dépasseraient la barre des 3 %.

Quant à la dette publique belge, au lieu de régresser comme l’exécutif européen l’exige, elle se stabiliserait ces prochaines années. Alors qu’elle avait baissé de près de 105 % à 100 % ces trois dernières années, elle resterait à 100 % en 2021, en passant par un – trop léger – mieux cette année (99,5 %) et l’an prochain (99,6 %). Pour la zone euro, la dette publique tournera autour des 85 % ces prochaines années.

Il y a trois semaines, la Commission européenne a écrit au ministre des Finances Alexander De Croo pour que le pays soumette le plus rapidement possible un « projet de plan budgétaire » adapté.

 
 
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