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«La religion nous dissocie, ça m’effraie»

Un roman d’amour, un roman de liberté, un roman de dignité. Fatou Diome nous émeut avec « Les veilleurs de Sangomar ».

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Responsable des "Livres du Soir" Temps de lecture: 5 min

Bouba est mort. Et Coumba le pleure dans ce village du Saloum, au Sénégal. Bouba est une des victimes du naufrage du Joola, qui a sombré le 26 septembre 2002, causant officiellement 1.863 morts et disparus. Sans doute davantage. Coumba est jeune, comme Bouba l’était. Elle a une petite fille, Fadikiine. Coumba voudrait être libre de pleurer son homme mais elle doit vivre un long veuvage chez sa belle-mère, c’est comme ça que ça se passe. Et répondre aux injonctions de la tradition, et aux avances des hommes déjà séduits par cette jolie femme, et aux remarques acerbes de sa belle-mère. Alors, elle tente en rêve de joindre l’âme de Bouba qui doit errer sur l’île de Sangomar avec les djinns et les autres défunts. C’est un beau roman d’amour et de recherche de liberté, porté par l’écriture luxuriante, tropicale, très imagée et souvent pleine d’humour de Fatou Diome. Que nous avons rencontrée à Bruxelles.

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