Il manque 800 enquêteurs à la police judiciaire

Il manque 800 enquêteurs à la police judiciaire
Dominique Duchesnes

Le Conseil fédéral de police demande une forme de “plan d’urgence” pour la police fédérale. Je ne peux que confirmer cette nécessité pour la police judiciaire fédérale. » Ainsi s’exprime Eric Snoeck, le nouveau patron de la police judiciaire fédérale, dans un entretien au Soir.

Arrivé de Liège fin mai, l’homme commence à imprimer sa patte à la direction générale de la PJF. Après une période marquée par les attentats terroristes, il souhaite remettre les projecteurs sur d’autres menaces : les mafias, la corruption. Le tout dans un contexte budgétaire défavorable. « Moins 200 millions en 5 ans pour la dotation de la police fédérale. » Conséquences : « Il manque 800 enquêteurs (sur 4.800) à la PJF ; on a un parc de véhicules qui approche les 10 ans d’âge moyen ; des bâtiments qui ne permettent pas toujours de respecter les normes pour l’accueil de détenus… »

Traite des êtres humains, « stups », organisations criminelles, criminalité financière, terrorisme… Le département qu’il dirige ne chôme pas. « Et on ne parle même pas de la criminalité du quotidien – crimes de sang, vols – qu’on traite dans les 14 PJF du pays », ajoute-t-il.

Selon le boss de la PJF, celle-ci manque de juges d’instruction spécialisés, de magistrats « écofin ». « Le terme “spécialisé” n’est pas galvaudé : on est sur des thématiques complexes. On a besoin de personnes capables de décoder, découvrir et comprendre. »

► Un entretien à retrouver dans son intégralité sur Le Soir+

 
 
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