Violences intrafamiliales: la Chambre va examiner d’urgence la proposition sur le bracelet anti-rapprochement

Violences intrafamiliales: la Chambre va examiner d’urgence la proposition sur le bracelet anti-rapprochement

La Chambre a décidé jeudi, à l’unanimité, d’examiner en urgence une proposition de loi du CDH qui vise à lutter contre les violences subies par les femmes en autorisant le port de bracelets «anti-rapprochement».

«Actuellement, les victimes de faits de violence intra-familiale ou conjugale sont trop peu protégées contre les auteurs qui se permettent trop souvent de continuer à les intimider, à les harceler, voire même à exercer des violences renouvelées à leur encontre», expliquent les auteurs, les députés Vanessa Matz et Maxime Prévot.

Comment ça fonctionne ?

Ce système de bracelet est utilisé depuis quelques années en Espagne qui, font remarquer les auteurs, a vu son taux de violences domestiques et de féminicides diminuer de manière importante.

Pratiquement, il s’agit d’un bracelet électronique permettant de géolocaliser la personne violente et d’un boîtier dont est munie la victime. Le bracelet anti-rapprochement permet à cette dernière d’être informée si la personne éloignée s’approche de trop près. Si celle-ci pénètre dans une «zone interdite», une alarme se déclenche automatiquement et permet l’intervention des forces de l’ordre.

Plusieurs mesures

Interrogée en séance plénière par plusieurs députées à propos des violences subies par les femmes, la ministre de l’Egalité des chances, Nathalie Muylle (CD&V), encourage l’initiative et a offert la collaboration de ses services pour la mettre en oeuvre.

Une application gsm, par laquelle la victime peut déclencher une alarme harcèlement, est également en cours d’élaboration et testée à Gand, a-t-elle ajouté. Elle permet de demander l’aide urgente de la police.

 
 
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