Chute du Mur de Berlin: Angela Merkel rappelle à l’Europe qu’«il faut combattre la haine, le racisme et l’antisémitisme»

Chute du Mur de Berlin: Angela Merkel rappelle à l’Europe qu’«il faut combattre la haine, le racisme et l’antisémitisme»
EPA

La chancelière allemande Angela Merkel a exhorté l’Europe à défendre ses valeurs fondamentales comme « la démocratie et la liberté » face aux contestations grandissantes, samedi à l’occasion du 30e anniversaire de la chute du Mur de Berlin qui avait mis fin au Rideau de fer sur le Vieux continent.

Partout, la tentation du nationalisme est perceptible dans les opinions.

« La démocratie libérale est contestée et remise en question », a également jugé le chef de l’Etat allemand, Frank-Walter Steinmeier, dans une allocution en présence des présidents de Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie, quatre pays ayant jadis préparé le terrain à la chute du mur de Berlin.

« Le 9 novembre nous rappelle qu’il faut combattre la haine, le racisme et l’antisémitisme », a aussi dit pour sa part la chancelière. Cette journée marque en parallèle en Allemagne l’anniversaire de la Nuit de Cristal de 1938 durant laquelle les nazis incendièrent les synagogues du pays.

La chute du Mur de Berlin s’était déroulée à la suite d’une révolution pacifique et les images des Allemands, exultant de joie et tombant dans les bras les uns des autres avaient fait le tour du monde.

Les coups de pioche dans cet édifice de béton de plus de 150 km de long avaient marqué la fin d’un monde coupé en deux durant la Guerre froide et fait à l’époque espérer une longue ère de détente et d’unité.

Ces espoirs se sont aujourd’hui dissipés, avec un parfum de résurgence de la Guerre froide entre Occidentaux d’une part, Russie et Chinois de l’autre.

Vendredi à Berlin, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a enjoint à « prendre conscience que nous sommes dans une compétition de valeurs avec les nations non-libres », montrant du doigt tout particulièrement la Chine et la Russie.

 
 
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