Au Standard, le banc fait la différence

Obbi Oulare et Mehdi Carcela font souvent la différence lorsqu’ils viennent du banc.
Obbi Oulare et Mehdi Carcela font souvent la différence lorsqu’ils viennent du banc. - Photo News

Les prochains visiteurs du bord de Meuse seront les Malinois, des candidats au top 6 tant convoité. Une formation débordant de solidarité et de roublardise. Le Standard devra donc une nouvelle fois multiplier les assauts pour faire tomber l’opposition. Pour ce faire, il pourra compter sur des joueurs qui ne calculent pas physiquement.

« Les titulaires s’arrachent, se donnent corps et âme et fatiguent leurs adversaires », glisse Renaud Emond. « Et si cela ne suffit pas, nous pouvons compter sur la fraîcheur de remplaçants qui abordent les débats avec la même philosophie. Quand le coach change quelqu’un, la qualité reste la même, c’est une immense force ».

Un propos qui tape dans le mille tant la différence est souvent survenue du banc. Les Rouches ne laissent que des miettes à la maison et ce, peu importe les compétitions. Un partage contre Charleroi et des victoires, tantôt prestigieuses comme la dernière face à Francfort ou jouissives car glanées sur le fil lors des réceptions de Genk et de Courtrai. Une émergence qui trouve sa source dans la profondeur d’un noyau parfaitement utilisé par le staff.

« Les possibilités sont énormes, c’est forcément un avantage », lâche Samuel Bastien. « Quand on voit le nom des gars susceptibles de prendre la place de ceux sur le terrain, on peut clairement parler de richesse. ».

Celle qui permet à Michel Preud’homme de faire souffler certains cadres, de donner du temps de jeu à toutes ses troupes et de ménager les organismes les plus fragiles. Toutes compétitions confondues, 25 éléments ont déjà goûté aux joies du terrain, un chiffre qui ne trompe pas et qui permet aux forces vives de ne jamais perdre leur étincelle. Une puissance qui a rendu à Sclessin ses lettres de noblesse…

« On sent petit à petit que nous recommençons à faire peur à nos adversaires », soufflait Obbi Oulare en quittant le terrain après l’exploit face à la formation teutonne. « Nous devons faire le job contre Malines, pour surfer sur la dynamique actuelle ».

Ne pas s’éparpiller, emmagasiner de la confiance et poursuivre ses efforts pour rester le plus haut possible au classement. La mission du Standard face à Malines se veut aussi simple que précise : trois nouvelles unités, quelques heures après le choc entre l’Antwerp et le Club de Bruges.

« Le but sera toujours de maintenir notre tradition à la maison ». Les mots lâchés par le mentor liégeois avant la joute européenne n’ont jamais été autant d’actualité. Cette saison, Sclessin est un véritable enfer pour toutes les formations qui osent s’y aventurer. Malines le sait et ne se présentera pas en victime consentante… « Mais nous aurons de quoi les surprendre », conclut Samuel Bastien avec le sourire.

 
 
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