Coalition fédérale: le CDH n’exclut plus une participation

Coalition fédérale: le CDH n’exclut plus une participation
Pierre-Yves Thienpont

Une petite phrase dans la communication de Paul Magnette a suscité l’interrogation, lundi soir. « D’ici à samedi, je reverrai les 9 partis qui n’ont pas exclu de participer à un gouvernement. » Sachant que Paul Magnette a vu jusqu’ici dix partis, il y en a donc un qui est sorti de la danse. Mais lequel ? Paul Magnette a refusé de le nommer. Nous avons fait le tour des formations et… aucune ne nous indique avoir refusé une participation à ce stade !

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La rumeur a couru que c’était Défi. Contacté, Olivier Maingain, son président, dément. « Notre option première est la participation, avec le poids relatif dont nous disposons. Et si la négociation ne nous permet pas d’y aller, nous ne sommes pas opposés à soutenir des réformes de l’extérieur. » Il reste donc dix partis en lice. Mais alors se pose une autre question. Le CDH, qui avait indiqué le 5 juin avoir fait le choix de l’opposition a-t-il changé d’avis ?

Ni oui ni non

Nous avons demandé à Maxime Prévot si son parti entendait bel et bien rester dans l’opposition comme annoncé. Sa réponse est… ni oui ni non. « A ce stade – et c’est tout l’intérêt de la méthode de Paul Magnette – on discute de contenu et pas de casting gouvernemental. De programme potentiel et pas de partis. On s’inscrit aujourd’hui dans cette dynamique. », nous a-t-il indiqué.

Autre indice qui plaide pour un repositionnement du CDH, Maxime Prévot n’a plus parlé d’opposition non plus sur Bel-RTL, mardi. « La question n’est pas de savoir si le CDH sera dans la majorité ou l’opposition. Mathématiquement, il n’y a pas de nécessité que les cinq sièges du CDH soient dans un gouvernement. »

Autour de Maxime Prévot, il nous revient que des doutes ont surgi sur le choix du CDH pour l’opposition. Les humanistes seraient devenus invisibles, et le choix de l’opposition serait remis en question. On verra ce que décide finalement le parti…

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