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Bolivie: la triste chute d’Evo Morales, le président qui n’a pas su partir à temps

Forcé à la démission, le président bolivien a quitté le pouvoir sous les huées. Pénible fin de parcours pour un champion du développement qui avait fait reculer la misère.

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Journaliste au service Monde Temps de lecture: 4 min

Insulté, pourchassé, son domicile pillé par des Boliviens hilares. Trois semaines après la présidentielle du 20 octobre, Evo Morales, forcé de démissionner après avoir été lâché par la police et l’armée, quitte le pouvoir comme un tyran déchu. Triste fin de parcours pour ce premier président d’origine indienne qui avait pourtant, pendant ses 14 années au pouvoir, divisé par deux l’extrême pauvreté et, avec une croissance annuelle moyenne de 4 %, poussé comme jamais le développement de son pays, au point d’avoir été trois fois élu puis réélu triomphalement.

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4 Commentaires

  • Posté par Toussaint Francis, vendredi 15 novembre 2019, 18:06

    Fraude électorale en Bolivie ? Cela reste à prouver... Au soir du scrutin du 20 octobre dernier, les premiers résultats du comptage préliminaire du Tribunal suprême électoral (TSE) donnent (sur 83 % des votes déjà dépouillés) Evo Morales en tête avec 45,28 % des votes contre 38,16 % pour Carlos Mesa, son principal concurrent. Selon la loi bolivienne, un candidat n'est élu dès le 1er tour que s'il a emporté 50 % des voix ou au moins 40% des voix avec minimum 10 points de pourcentage d'écart sur le second. Ce qui n'est pas encore le cas à ce stade du dépouillement. L'opposition crie victoire et annonce un second tour. Comme si les 13 % des voix non encore comptabilisées ne comptaient pas... Il est vrai que ce ne sont que des voix d'indigènes... Elles correspondent en effet aux zones paysannes et indigènes les plus lointaines, éparpillées et isolées, dépourvues d’Internet (pour l’envoi des PDF des procès verbaux) et de modernes voies de communication. Des espaces très majoritairement favorables à « Evo », dont ils constituent la base sociale et une importante réserve de voix (constaté lors des élections précédentes) Une fois ces votes dépouillés, le TSE annonce les résultats définitifs : 47,06 % des suffrages pour Evo Morales contre 36,52 % à Carlos Mesa. Et proclame l'élection d'Evo Morales dès le 1er tour. L'opposition crie au trucage des résultats. L’Organisation des Etats Américains va plus que vite en besogne : dès le mercredi 23, alors que le TSJ n’a pas encore rendu public le résultat définitif, la mission d’observation électorale de l’organisation interaméricaine estime que la « meilleure solution » serait de déclarer un ballottage entre les deux candidats. L’Union européenne fait encore plus fort en appelant le 24 à « mettre un terme au processus de dépouillement en cours » et à organiser directement un second tour « pour rétablir la confiance et s’assurer du respect du choix démocratique du peuple bolivien ». Incroyable ! On connaît la suite...

  • Posté par Morgenthal Jean-Claude, mardi 12 novembre 2019, 12:51

    Les Boliviens vont faire le grand bond en arrière. Et de leur plein gré. Devant cette volonté démocratique du peuple de régresser Morales ne pouvait que s'incliner.

  • Posté par Lambert Guy, lundi 11 novembre 2019, 22:25

    Morales n'a pas su partir à temps? OK mais lui est parti après 10 jours de manifestation. Et tous les autres comme en Syrie, en Arabie, en Egypte en... On en parle pas beaucoup. au contraire, on les soutient comme par exemple la France qui a vendu pour plus de 6 milliards d'armement au dictateur égyptien. On prend des mesures contre Maduro, contre l'Iran! OK! D'accord! Et contre la Chine? L'Arabie saoudite? Ha oui! Réalisme économique! Donc la démocratie est bien soluble suivant nos intérêts. On perpétue la loi du plus fort.

  • Posté par Lafarce P.H., mardi 12 novembre 2019, 11:24

    Follow the money - comme dit le dicton. En ce moment, il vaut mieux être "pro-américain" que social ou de gauche pour diriger un pays. Sinon, gare à la déstabilisation de votre pays avec des fonds qui par miracle tombent d'où ? Devinez ...

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