Bien comprendre les risques en matière d’investissement

Bien comprendre les risques en matière d’investissement

En matière d’investissements, le risque nul n’existe pas. Certes, il y eut une période pas si lointaine qui a pu laisser croire le contraire. Dans les années 80 et 90, les obligations d’état des pays occidentaux offraient ainsi de bons rendements. Vers 1990, l’obligation belge à dix ans -le titre de dette le plus emblématique- frisait un taux d’intérêt de 10% !

Aujourd’hui, le contexte a tourné : inflation basse, croissance anémique, expansionnisme monétaire jamais vu dans l’histoire... A la fin 2019, l’obligation belge naviguait en territoire négatif : -0,17% en octobre. Cela signifie qu’aujourd’hui, pour faire fructifier son épargne, il faut se résoudre à être un peu plus aventureux qu’avant.

 

De quoi parle-t-on ?

Les spécialistes distinguent plusieurs types de risques. Le plus connu est évidemment celui lié à une mauvaise évolution des marchés (risque de marché). Ex : la bourse dégringole ; la valeur de vos actions plonge. Cela ne concerne pas que les marchés boursiers. De trop violents changements dans les taux d’intérêt peuvent aussi avoir des répercussions négatives sur une série de placements (risque de taux d’intérêt). Ex : si les taux remontent, la valeur marchande de vos obligations va baisser.

Un autre danger provient de la variation du taux de change entre les monnaies (risque de change). Il apparaît lorsque certains actifs détenus en portefeuille ne sont pas libellés en euro. Ceux-ci peuvent perdre de la valeur. Ex : vous possédez des actions US ; le dollar plonge face à l’euro ; vos titres US valent moins.

En ce qui concerne les obligations, le principal problème est que l’émetteur connaisse des ennuis financiers. Qu’il ne puisse plus verser les intérêts voire, ne puisse pas rembourser l’entièreté des capitaux (risque de crédit). Ex : la Grèce en 2009 ou Thomas Cook en 2019. A noter que pour évaluer la crédibilité des émetteurs, les agences de notation (S&P, Moody’s, Fitch, Dagong) émettent des notes.

Dans le cas de produits financiers très spécifiques ou émis en petite quantité, des difficultés à les revendre peuvent surgir, parce qu’il n’y a pas ou peu d’acheteurs intéressés (risque de liquidité). Ex : une option sur action échangée sur un marché non réglementé. Un risque assez similaire se manifeste en cas d’une cession rapide d’un titre ou d’une sortie anticipée d’un fonds (risque d’imprévu). Ex : pour faire façe à une dépense subite, vous revendez vos placements ; vous pourriez devoir consentir à un rabais ou payer des indemnités.

 

Comment se protéger ?

Face à ces scénarios noirs, il existe des parades. Bien s’informer. Déterminer son niveau de tolérance aux risques et, en fonction, choisir les bons instruments. Trouver le bon équilibre entre les actifs qui protègent et ceux qui rapportent. Diversifier ses avoirs. Mélanger les types de placements mais aussi mélanger les titres au sein d’une même catégorie de placements. Surveiller régulièrement le tout. Chez Beobank, la priorité est placée sur le conseil à chacune de ces étapes.

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