Eddy Merckx réagit au décès de Raymond Poulidor: «Il était bien plus que l’éternel 2e…»

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Eddy Merckx voit l’un de ses plus grands adversaires disparaître, un de plus, quelques semaines après le décès de Felice Gimondi. La voix nouée par l’émotion, le plus grand champion cycliste de l’histoire souligne d’emblée les qualités humaines du Limousin. « Un grand homme, un grand champion, très aimé par les Français. Sa simplicité, la chaleur de son contact avec le public n’étaient pas des qualités fabriquées, c’était Raymond, tout simplement. Il était dans la vie comme en course, loyal, fair-play, chaleureux… »

Eddy a appris la mauvaise nouvelle alors qu’il rentrait lui-même de l’hôpital, après avoir subi de nouveaux examens consécutifs à sa sévère chute. « Raymond avait été hospitalisé il y a plusieurs semaines, on espérait tous qu’il puisse traverser ce mauvais moment et, comme d’habitude, se relever… »

Merckx tient à souligner la qualité et la richesse du palmarès du Français. « Le grand public le résume souvent à ses accessits au Tour de France, au fait qu’il n’y ait jamais porté le maillot jaune, mais Raymond a gagné de très belles courses, Paris-Nice, la Flèche Wallonne, une Vuelta… Il était bien plus que l’éternel second ! Parmi nos duels, je me souviens d’une défaite sur Paris-Nice, remporté par Poulidor après ma chute à St-Etienne. À l’inverse, je l’avais privé de titre mondial à Montréal (1974), alors que l’équipe de France avait surtout roulé pour Thévenet… »

Après leur carrière respective, refermée quasi au même moment, les deux hommes avaient développé une relation teintée de respect et d’amitié. « Je le revoyais souvent, sur la route du Tour notamment. L’humain a toujours été au cœur de ses priorités, de ses valeurs… »

Raymond Poulidor vu par les photographes du «Soir»

 
 
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