Patrick Balkany va déposer une nouvelle demande de mise en liberté

Patrick Balkany va déposer une nouvelle demande de mise en liberté
AFP

Le maire de Levallois-Perret Patrick Balkany va déposer une nouvelle demande de mise en liberté, après la décision de la justice mercredi de le maintenir en détention après sa condamnation pour blanchiment, a indiqué son avocat à l’AFP. « Nous ne comprenons pas cette décision de maintien en détention. Nous allons immédiatement déposer une deuxième demande de mise en liberté pour Patrick Balkany », a déclaré à l’AFP Eric Dupond-Moretti. Le maintien en détention de l’élu des Hauts-de-Seine, 71 ans, est décidé « pour éviter la concertation avec des complices, dont notamment son fils, qui va le voir au parloir de la prison », a indiqué l’avocat, faisant part de sa « totale incompréhension ».

Dans le volet blanchiment du procès, le fils du couple Balkany, Alexandre, a été condamné à six mois de prison avec sursis. D’autres proches de Patrick Balkany, son ancien bras droit à la mairie Jean-Pierre Aubry et l’avocat Arnaud Claude, ont été condamnés à trois ans de prison avec sursis et des amendes pour blanchiment de fraude fiscale. Tous les prévenus avaient comparu libres.

France: une cagnotte pour aider Patrick Balkany à payer sa caution

A l’audience, dans la matinée, le président n’a pas expliqué les motivations de la cour, se bornant à citer l’article 144 du code de procédure pénale, qui indique notamment la possibilité de maintien en détention pour « empêcher une concertation frauduleuse entre la personne mise en examen et ses coauteurs ou complices » ou pour « garantir le maintien de la personne mise en examen à la disposition de la justice ».

Condamné deux fois

Patrick Balkany a été condamné deux fois : à quatre ans de prison pour fraude fiscale avec incarcération immédiate le 13 septembre, puis à cinq ans de prison pour blanchiment aggravé avec un nouveau mandat de dépôt le 18 octobre. La cour d’appel avait fait droit à sa première demande de mise en liberté, dans le volet fraude, plaçant l’élu sous un contrôle judiciaire sévère à la condition du paiement préalable d’une caution de 500.000 euros.

A l’audience concernant sa deuxième demande de mise en liberté (dans le volet blanchiment), Patrick Balkany avait expliqué qu’il craignait d’être « obligé de rester au trou » jusqu’à son premier procès en appel (fixé au 11 décembre), ne parvenant pas à réunir la caution de 500.000 euros exigée. Mais même si l’édile était parvenu à rassembler cette somme, il ne serait pas sorti de sa cellule de la Santé, du fait du rejet de sa deuxième demande.

 
 
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