«Mode de vie européen»: von der Leyen a renommé le portefeuille controversé sur les migrations

«Mode de vie européen»: von der Leyen a renommé le portefeuille controversé sur les migrations
AFP

La présidente de la prochaine Commission européenne, Ursula von der Leyen, a modifié le nom controversé du portefeuille du commissaire en charge des migrations, le baptisant « Promotion du mode de vie européen » et non plus « Protection » de ce mode de vie, a annoncé mercredi son porte-parole à l’AFP.

Cet intitulé avait suscité une vive polémique lors de l’annonce de la nouvelle Commission – qui doit entrer en fonction le 1er décembre – constituant un premier couac pour Mme von der Leyen.

Les groupes parlementaires de gauche, les sociaux-démocrates, écologistes et les libéraux de Renew avaient réclamé de la future présidente de la Commission l’abandon de cet intitulé associant migration et « protection du mode de vie européen ». Mais cette dernière avait jusqu’alors campé sur ses positions. La responsabilité de ce portefeuille reviendra au Grec Margaritis Schinas.

« Des réponses très positives »

Le président du groupe Socialiste et démocrate (S&D) au Parlement européen, Iratxe Garcia avait adressé en septembre un courrier sur le sujet à Mme von der Leyen. Elle a salué mercredi dans un communiqué les « réponses très positives » apportées par Mme von der Leyen. Selon S&D, d’autres changements ont été apportés : le commissaire à l’Emploi sera désormais responsable de l’Emploi et des droits sociaux ; celui à l’Environnement et aux océans intègrera aussi la pêche.

Ces changements d’intitulés, présentés comme une victoire par Mme Garcia, sont annoncés à la veille des auditions des candidats français, hongrois et roumain à la prochaine Commission par les eurodéputés. Ces derniers sont chargés de valider leur nomination. « Tout cela permet de lever un peu la pression avant les auditions », a confié une source chez les socialistes.

Parmi les commissaires auditionnés, le Français Thierry Breton est le plus controversé, car son profil de grand patron pourrait entraîner des risques de conflits d’intérêts selon la gauche radicale, les écologistes, l’extrême-droite et certains socialistes.

 
 
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