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Voilà ce qui me rend triste, M. Jambon

Le monde culturel flamand s’est offert à nous, les francophones. Il a bousculé nos scènes théâtrales, inspiré nos créateurs, ému nos lecteurs. Il nous a connectés à cette Flandre si lointaine, si mal aimée. Qui coupe dans son budget nous fait mal.

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Editorialiste en chef Temps de lecture: 6 min

Mon premier souvenir ? Isabella’s room, définitivement. Un choc, une plongée en « flamanditude » dont je ne me suis jamais remise. Comme si chaque autre spectacle ou livre, ensuite, servait le besoin d’en reprendre, de me « refaire une ligne » de cette culture et de cette langue âpre qui soudain m’avait transpercée, comme trouvée. Des objets partout sur la scène, des langues mélangées, c’était baroque, c’était émouvant, c’était déjanté. Et puis il y avait Viviane De Muynck, d’une élégance folle sur ses hauts talons improbables, les seins généreux offerts au public et avec sa voix de basse pour achever le travail. C’était au Kaaitheater, et ce sera 15 ans plus tard, au Théâtre National : j’ai adoré alors l’idée que cette pièce culte pour les Flamands le devienne aussi pour les francophones.

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14 Commentaires

  • Posté par Theys Jos, vendredi 29 novembre 2019, 0:39

    Ce qui me rends triste mes dames c'est que le budget de la culture flamande en 2020 passera 516 millions à 508 millions. C'est une catastrophe, je sais. Mais faites encore la grève quelques jours et le trou sera bouché.

  • Posté par Renard Alain, vendredi 15 novembre 2019, 19:25

    Sans oublier Rudi Bekaert en 2000... https://plus.lesoir.be/art/theatre-il-est-l-auteur-d-enfin-bref-rudi-bekaert-a-l-o_t-20001102-Z0JW4G.html

  • Posté par stals jean, jeudi 14 novembre 2019, 13:56

    En marge de cette mise en ligne de Béatrice Delvaux, je me permets en guise de commentaire qui en vaut bien d'autres ce petit rappel historique... Au "bon vieux temps" de l'avènement de l'idéologie Hitlérienne montante, des monticules de livres brulés sur la voie publique accompagnés de la déportation des intellectuels dans les camps de concentrations comme à Dachau par exemple faisait partie des réjouissances qui allaient en annoncer d'autres..."Wenn ich kultur höne, entsichere ich meinen Browning"... Cette phrase issue d'une pièce de théâtre jouée en l'honneur d'Hitler, et à qui on a très souvent attribué la paternité à Goering voir à Goebbels et que l'on a traduit, assez bien à propos, par: "quand j'entends le mot culture moi je sors mon révolvert", résume bien que c'est toujours "la culture" et partant une éducation intelligente et citoyenne qui fait d'abord les frais des idéologies les plus totalitaires, les plus fascisantes, les plus mortifères. Toute proportion gardée bien évidemment, je ne suis pas fou, certains politico-ténors flamands et non des moindres, parfois les plus nostalgiques d'une époque pas si lointaines où les victimes mortes ou vivantes se sont comptées en dizaines de millions, prônent ostensiblement sans désemparer et toute honte bue un espèce de communautarisme sinon pire qui ne dit rien qui vaille... A vous dégoûter à tout jamais du véritable jambon à l'os...

  • Posté par Vermeulen Eric, jeudi 14 novembre 2019, 12:11

    On aime la Flandre décrite dans cette article....

  • Posté par Rahier Pierre, jeudi 14 novembre 2019, 11:42

    Plaidoyer pour une Flandre et sa culture, laquelle Flandre se moque de plus en plus de la Belgique. Stop ou encore ???

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