L’infrastructure censée protéger Venise d’inondations au cœur d’une polémique

L’infrastructure censée protéger Venise d’inondations au cœur d’une polémique
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Le projet Moïse, composé de digues mobiles censées protéger Venise d’une noyade sous les eaux de la lagune, s’est retrouvé au cœur d’une polémique mercredi, en raison de malfaçons, de critiques sur son efficacité et d’enquêtes pour corruption qui ont retardé fortement sa mise en place.

La ville lacustre a subi la pire « acqua alta » (marée haute) à 1,87 mètres mardi soir, tout près du record établi le 4 novembre 1966 (1,94 mètres), un désastre qui a renversé des gondoles, inondé des dizaines de boutiques et hôtels et provoqué la mort d’un septuagénaire. Selon le gouverneur de la région de Venise, Luca Zaia, 80 % de la Cité des Doges s’est retrouvée sous les eaux.

Le projet MOSE (Moïse en italien, Module expérimental électromagnétique) est un système d’ingénierie complexe devant permettre « l’imperméabilisation » de la Sérénissime grâce à 78 digues placées aux points d’entrée de la lagune.

Il s’agit d’un réseau de caissons remplis d’eau, censés pouvoir se relever en 30 minutes, pour créer une barrière capable de résister à une montée des eaux de 3 mètres au-dessus de la normale.

« Elaboré dans les années 80, le chantier a démarré en 2003 et il aurait dû être prêt il y a trois ans. Mais il a pris du retard à cause de scandales de corruption et de surcoûts. Il a déjà coûté 7 milliards d’euros », a fustigé mercredi le quotidien en ligne Fanpage.

« Aujourd’hui Moïse est un projet fantôme », a dénoncé le maire Luigi Brugnaro, à propos du dispositif censé protéger une ville, bâtie sur pilotis et formée de 118 îles et îlots.

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