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Nethys: les managers devaient réduire leur salaire… ils ont touché 18 millions

Au total, quatre managers se sont partagé plus de 18,6 millions d’indemnités et bonus, selon les informations du « Soir ». Stéphane Moreau est le mieux loti. Pol Heyse, Bénédicte Bayer et Diego Aquilina sont également concernés.

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On parlait d’un pactole ; c’est un pactole. Renaud Witmeur, le nouveau manager ad interim de la société liégeoise Nethys, a envoyé ce mercredi son rapport à l’administration wallonne et à sa maison-mère Enodia sur les indemnités versées aux anciens managers du groupe, dont l’emblématique Stéphane Moreau. Un rapport dont Le Soir a obtenu copie. Et les montants qui y figurent sont faramineux. Il y a un mois, Le Soir faisait état de « plusieurs millions » d’indemnités. Les détails sont aujourd’hui connus : on parle d’une somme globale de 18,6 millions d’euros, répartie entre quatre membres du management.

Ces montants ont été attribués en deux temps, et sont liés à l’entrée en vigueur du « décret gouvernance » qui avait pourtant pour but de… réduire le salaire des top managers. En particulier chez Nethys, où ils étaient 23 à dépasser le nouveau plafond salarial fixé à 245.000 euros par an.

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23 Commentaires

  • Posté par Dechamps Pascal , jeudi 14 novembre 2019, 23:14

    L'affaire Bokiau est assez marrante: "mon lave-linge vient de me cracher une proposition d'assurance pour ma voiture". C'est évident que ce truc est du vent. Selon l'article de ce journal, en 2016 le management se rend compte que Nethys n'a pas l'épaisseur de ses intentions et pourtant il continue, sans débrancher la prise. Allons, et on se plaint maintenant que le nouveau management de Nethys remet les pendules à l'heure. Dingue.

  • Posté par Moreau Michel, jeudi 14 novembre 2019, 21:47

    Une fois de plus, merci aux investigateurs du SOIR pour la persévérante exploration des caves du projet d'essorage Publifin, et merci à M. Dermagne pour ne pas lâcher le morceau ! Les derniers faits évoqués ne sont pas surprenants : cela fait des années qu'un petit groupe de gestionnaires et leurs sponsors élaborent ce plan, agissant sous couvert de l'ambition publique pour élargir progressivement l'espace de prédation privé, en virtuoses du camouflage... Ils ont évidemment eu tout le temps de préparer les canots de sauvetage, les bourrant de vivres et blindant leur impunité. Il serait donc étonnant qu'on puisse les coincer facilement et rapidement sur une simple question formelle ("régularité de ces divers versements"... "excéder les limites fixées par le décret", etc.) : ces détails prennent du temps et se plaident au millimètre. Certes, ce relevé détaillé doit aussi être mené à bien, ne serait-ce que pour limiter les coûts et récupérer le maximum possible du trésor ; mais cet angle d'attaque est à lui seul trop étroit ! Ce qui écœure le plus les Wallons, ce n'est pas qu'en écumant leur espace vital le paquebot Publifin ait pu perdre quelques litres d'huile, 'oubliant' le contrôle technique obligatoire : c'est qu'une telle machine ait pu naviguer tout court, et si longtemps ! Dès lors, le vrai recours, celui qui remettrait vraiment les pendules à l'heure et qui démontrerait une réelle volonté d'éradiquer ces pratiques à la racine, n'exige-t-il pas de mettre frontalement en examen la façon même dont les acteurs ont globalement exercé leur responsabilité professionnelle de base ? Utiliser, dans le cadre de leur contrat de travail, mission de consultance ou d'administrateur, les ressources mises à leur disposition par l'entreprise pour développer, consolider, camoufler leurs propres projets d'enrichissement en manipulant les actifs sociaux pour et avec l'appui de leurs collègues, est-ce vraiment ce qu'une entreprise attend de professionnels compétents ? C'est là qu'on peut trouver les fautes graves : pas dans l’omission de l'article 12-bis d'un décret, mais dans un projet global, partagé, systématique, mené en toute obscurité, pendant des années, à l'encontre des intérêts de l'entreprise ! Le très éphémère propriétaire d'Elicio l'a très bien compris, qui a préféré rendre les clefs immédiatement plutôt que de risquer qu'ailleurs on se pose trop de questions sur ses pratiques d'administrateur. Et pour l'avenir, pourquoi ne pas s'inspirer du projet de Sacramento Municipal Utility District, comme récemment proposé par Damien Robert ; éradiquer la culture du secret au niveau de l'exécution, et redonner leur rôle aux citoyens et à la société civile au niveau du choix des objectifs et du contrôle... ?

  • Posté par Dechamps Pascal , jeudi 14 novembre 2019, 17:36

    Un des principes essentiels du droit est le respect des conventions signées. Par une modification unilatérale (même si elle est politiquement justifiée), la partie qui voit son contrat modifié peut demander une compensation. Encore une fois, la vraie question est de savoir pourquoi il a été estimé nécessaire de maintenir l'ivraie en place plutôt que de payer les indemnités de licenciement et de mettre en place un management de crise (à l'époque)? Quand le Soir posera-t'il enfin cette question ? Et d'un point de vue technique, ici, comment cette indemnité compensatoire a-t'elle été calculée ?

  • Posté par Muylle Jean-yves, jeudi 14 novembre 2019, 17:29

    Qui était Président du comité de Rémunération à l'époque...? François Fornieri... Et qui a racheté les filiales par la suite, sans mise en concurrence...? François Fornieri... Tiens donc....J'ose espérer que ce type, qu'aucun qualitificatif ne peut decrire, va également être inquiété par la justice. Et qu'on va enfin commencer à se poser des questions sur le financement de sa "petite" PME, Mythra.....

  • Posté par Pablos Gino, jeudi 14 novembre 2019, 15:54

    Ici il s'agit tout simplement de grand banditisme financier,ils on grugé le contribuable et tentaient en plus de spolier les actionnaires privés d' D'Alliance Bokeau .Désolé il faut que des têtes tombent et pas celles de sous fifres,il faut une justice indépendante et pas asservie au monde politique, qui puisse faire son boulot jusqu'au bout .Vous rendez vous compte que ce sont des centaines et des centaines de millions de francs belges qui ont filé dans les poches de ces gangsters .Dixit Fornieri, Moreau est un génie?????? le François aussi doit avoir quelques petites choses à raconter à la justice, comme d'autres KADORS de la politque qui savaient et ont laissé faire.Puis on présente la note à l'honnête contribuable et on lui impose de se serrer un peu plus la ceinture

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