Prévot sur l’indemnité versée à Moreau: «C’est écœurant de repartir avec un tel pactole»

Maxime Prévot
Maxime Prévot - Dominique Duchesnes

Le CDH, qui a choisi l’opposition au lendemain de sa défaite aux élections, revient sur le devant de la scène politique. Depuis quelques jours, on a l’impression d’un changement de cap du parti humaniste. L’informateur Paul Magnette a même dit lundi que des 10 partis qu’il a consultés, 10 étaient prêts à entrer dans une coalition. Y compris le CDH ?

« J’ai toujours dit, depuis juin, conscient que les mois suivants seraient compliqués étant donné les exclusives des uns et des autres, que le CDH serait au rendez-vous lorsqu’il s’agirait de garantir la stabilité de l’État, de préserver les intérêts des francophones ou de mettre en place les réformes dont le pays a besoin. Je n’ai rien dit d’autre, y compris ces derniers jours », répond le président Maxime Prévot, dans un entretien au Soir.

Invité sur La Première, ce jeudi, Maxime Prévot a également réagi sur le pactole de 11,6 millions offert par Nethys à Stéphane Moreau. « C’est écœurant de repartir avec un tel pactole », a clairement signifié le président du CDH. « Cela dépasse tout entendement ».

Au total, quatre managers se sont partagé plus de 18,6 millions d’indemnités et bonus, selon les informations du « Soir ». Stéphane Moreau est le mieux loti. Pol Heyse, Bénédicte Bayer et Diego Aquilina sont également concernés.

Mercredi soir, le monde politique a déjà réagi à l’annonce des indemnités de sortie de Stéphane Moreau et de ses partenaires.

 
 
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