Asile: les communes flamandes en ont «marre d’être le jouet des autorités fédérales»

Asile: les communes flamandes en ont «marre d’être le jouet des autorités fédérales»
Belga

Les communes et de CPAS flamands en ont assez de la politique du « yo-yo » menée par le gouvernement fédéral dans l’accueil des demandeurs d’asile, a averti l’Union flamande des villes et communes (VVSG). À tel point que la plupart d’entre elles ne sont plus disposées à chercher de nouvelles places.

Les communes « ont toujours loyalement collaboré à l’accueil de demandeurs d’asile dans les Initiatives Locales d’Accueil (ILA) mais elles en ont marre aujourd’hui d’être le jouet des autorités fédérales », peut-on lire dans la lettre d’information de la VVSG.

L’Union flamande reproche au gouvernement de demander aux communes de créer des places et ensuite de les fermer, des opérations coûteuses en temps, moyens et personnel. Elle souhaite que les estimations soient mieux établies et que les délais de traitement des dossiers de demande d’asile soient respectés. Elle insiste aussi sur l’importance de prévoir un nombre de places tampon suffisant.

« La politique fédérale du yo-yo »

« Lors de la crise de l’asile en 2015, le nombre de places en ILA a atteint environ 10.000 unités pour tout le pays. Aujourd’hui, il y en a 6.300, soit un quart de toutes les places d’accueil. Fedasil dit dans le journal que les CPAS réagissent peu à la demande de créer des places supplémentaires pour les demandeurs d’asile en ILA. Cette année, il y a pourtant eu plus de 450 nouvelles places en ILA », souligne-t-elle.

Selon une enquête réalisée auprès des communes flamandes, 61 % ne sont plus disposées à ouvrir de nouvelles places si les autorités fédérales le leur demandaient. « La politique fédérale du yo-yo en est l’explication principale », ajoute la VVSG.

 
 
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