Que réserve 2020 aux investisseurs ?

Que réserve 2020 aux investisseurs ?

Après la crise de 2008, l’économie mondiale avait été durement secouée. En réaction, les banques centrales avaient soutenu l’activité. Elles avaient baissé les taux d’intérêt à quasi 0%, afin d'inciter les ménages et les entreprises à emprunter à bon compte et à refaire tourner la machine. Elles avaient aussi racheté en masse des obligations sur les marchés. But : donner de la liquidité aux banques pour les pousser à accorder des prêts et aider les états très endettés à se financer à meilleur compte.

Ces politiques, inédites dans l’histoire, ont donné quelques résultats. La croissance est repartie lentement, puis s’est accélérée en 2017 (3,8% selon le FMI). Mais le train a à nouveau freiné, en 2018 (3,6%) et surtout en 2019 (3%). En cause : la stagnation de la mondialisation des échanges, le freinage de la Chine après trois décennies d’effervescence, la guerre commerciale entre Pékin et Washington (aujourd’hui en voie d’apaisement) ou encore des incertitudes politiques, dont le Brexit.

Dans ce contexte, 2020 s’annonce mitigé. «La croissance économique se poursuivra probablement à un rythme lent en 2020 », estime Marc Danneels, le Chief Investment Officer de Beobank. « Les prévisions macro-économiques dans les grandes économies –Europe, États-Unis et Japon, auxquels j’ajoute la Chine– ne sont pas des plus optimistes».

Est-il possible que cette morosité dégénère en récession ? A priori, non. «L’emploi et la consommation se maintiennent. Dès lors, tous les signaux classiques d’une récession ne sont pas présents pour le moment. Le risque existe seulement que cette crainte devienne une prophétie auto-réalisatrice. En d’autres mots, que les gens postposent leurs achats et les entreprises leurs investissements, à force d’entendre parler de récession possible…»

Investissement et conjoncture

Quelles conséquences, tout cela peut-il avoir pour les investisseurs ? «Un ralentissement de la croissance économique n’est pas nécessairement une mauvaise chose pour les investisseurs, affirme Marc Danneels. Il permet en effet de tempérer les ardeurs et de réduire le risque de surévaluation et de bulles boursières. En effet, celles-ci sont bien souvent suivies d’un repli tout aussi excessif.»

De même, une récession n’est pas obligatoirement synonyme de drame. «Selon sa définition correcte, il s’agit d’une période de minimum deux trimestres durant lesquels fléchissent les chiffres du produit intérieur brut. Beaucoup de gens pensent à tort qu’une récession est la même chose qu’un krach boursier. Alors que c’est simplement une phase normale d’un cycle économique.»

Il n’y a donc pas spécialement de raisons d’être attentiste. «Dans une économie cyclique, ce n’est pas vraiment le moment où un investisseur décide d’acheter ou de vendre qui compte. Ce qui importe davantage, c’est de déterminer pour quelle période on souhaite investir.»

Autrement dit, se fixer un horizon de placement et s’y tenir. Les hauts et les bas sont inévitables. La seule façon de les surmonter est de viser le long terme (ce qui permet de les «lisser») et de bien diversifier ses placements. Tout en gardant un œil sur la planète finance...

Découvrez comment Beobank vous accompagne dans vos premiers investissements et s’engage à vos côtés sur https://www.beobank.be/fr/particulier/epargner-investir/investissements