Venise: la ville retrouve un semblant de normalité après des inondations historiques

Venise: la ville retrouve un semblant de normalité après des inondations historiques
AFP

Venise s’efforçait lundi de retrouver une vie presque normale après une série inédite de marées hautes ("acqua alta") qui ont dévasté la ville la semaine passée, inondant maisons et musées et endommageant une cinquantaine d’églises de ce joyau du patrimoine mondial.

La vague de mauvais temps qui touche le nord de l’Italie concernait surtout lundi la région du Trentin-Haut-Adige, frontalière de l’Autriche, affectée par d’importantes chutes de neige.

A Venise et sur les îles de sa lagune, les écoles devaient rouvrir leurs portes et accueillir à nouveau les enfants tandis que commerçants et riverains s’employaient, munis de seaux et de balais, à nettoyer les boutiques et les appartements envahis à plusieurs reprises par l’eau et la boue.

Les vaporetti, emblématiques bateaux-taxis vénitiens, ont repris leurs va-et-vient sur le Grand Canal et comme toujours le retrait des eaux a laissé derrière lui des monceaux de détritus sur les places et les ruelles de la cité lacustre.

Si les niveaux de marées attendus lundi sont encore importants --110-115 cm attendus au maximum à vers 13h20--, ils sont désormais plus habituels pour les Vénitiens, et loin derrière le pic de 1,87 m de mardi qui a frappé la «Sérénissime», inondée à plusieurs reprises depuis, et dont les images ont fait le tour du monde.

Selon le Centre des marées de Venise, la célèbre Place Saint-Marc, qui est un des points les plus bas de la Cité des Doges, commence à être inondée dès lors que survient une marée supérieure à 80 cm. Elle a été rouverte au public dimanche.

Depuis mardi, plus de 50 églises ont été endommagées, dont la Basilique Saint-Marc, des boutiques et des demeures inondées. Des hôtels commencent en outre à déplorer des annulations pour les fêtes de fin d’année.

Les prévisions météorologiques prévoient des marées n’excédant pas 110 cm pour les jours à venir, ce qui devrait permettre à la ville d’évaluer les dégâts, d’ores et déjà estimés par le maire à plus d’un milliard d’euros.

 
 
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