À peine un administrateur sur 4 est une femme dans les fédérations sportives

Dominique Monami a commenté cette situation. @News
Dominique Monami a commenté cette situation. @News

Seulement 23 pour cent des administrateurs de l’ensemble des fédérations sportives olympiques dans notre pays sont des femmes. En Flandre, on en retrouve 16 % et 29 % en Wallonie. C’est ce qui est ressorti d’une récente enquête internationale dont les chiffres ont été dévoilés lors d’un colloque organisé à Louvain par le Task Force « Woman and Sports » du COIB.

Dans le cadre de cette enquête, des données de 18 pays européens ont été rassemblées. Alors que l’on retrouve 31 % de femmes parmi les membres de ces fédérations nationales, elles sont seulement 23 % dans les conseils d’administration et 8 % sont présidentes.

En Flandre, il y a seulement une femme présidente sur les 32 fédérations, pour 3 sur 29 en Wallonie. En ce qui concerne les femmes coachs, on en retrouve 20 % en Flandre et 25 % en Wallonie. Cette enquête a aussi montré que seules 23 % des fédérations ont un plan pour davantage de parité hommes-femmes.

Durant la journée d’étude, les résultats d’une enquête du COIB auprès de 214 femmes administratrices, athlètes, officiels et coaches ont également été publiés. 68,2 % d’entre elles estiment que les femmes sont sous-représentées dans les structures des fédérations sportives. 60,9 % pensent qu’il est important que des femmes soient responsabilisées dans la structure et 65 % que l’avis d’une femme doit être respecté de la même manière que celui d’un homme.

Cette enquête a aussi montré que les athlètes féminines sont mécontentes de l’attention médiatique et des indemnités qu’elles reçoivent. 70 % sont d’avis que les femmes ne reçoivent pas autant d’attention médiatique que leurs homologues masculins et 72 % pensent que les athlètes féminines sont moins estimées sur le plan financier. 34,1 % des athlètes interrogées déclarent également qu’elles ont été régulièrement confrontées à de l’intimidation.

En marge de l’étude, Dominique Monami, ancienne joueuse de tennis et coach, a déclaré que la présence des femmes dans les instances dirigeantes des organisations sportives « nécessite un changement de mentalité chez une partie des hommes ». « Ils doivent commencer à se rendre compte que les femmes ont une valeur ajoutée dans l’élaboration de la politique. Après tout, les femmes ont des points de vue différents de ceux des hommes et sont donc complémentaires. Afin d’attirer les femmes à ces postes, les hommes doivent aussi les accueillir et leur apporter une valeur ajoutée au conseil d’administration ».

Monami se dit également troublée par l’approche déséquilibrée des médias lorsqu’il s’agit d’athlètes masculins ou féminins et par le fait que les athlètes féminines sont beaucoup moins promues que leurs collègues masculins dans les médias. « Enfin, quelque chose commence à bouger avec par exemple les footballeuses et les spécialistes de cyclo-cross. Le fait que le sport féminin soit médiatisé est très important pour encourager d’autres femmes à pratiquer ces sports. »

 
 
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