Les Diables qualifiés: «La liesse pour la Belgique mais aussi la risée de l’Euro(pe)» (revue de presse)

Les Diables qualifiés: «La liesse pour la Belgique mais aussi la risée de l’Euro(pe)» (revue de presse)
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Pour son dernier match de qualification pour l’Euro, la Belgique a battu Chypre 6-1 et a fait le show.

« La totale ! En alignant sa 10e victoire de l’année civile mais aussi de la phase qualificative, la Belgique a rentré une copie tout simplement parfaite : pas le moindre point abandonné en route (avec, il est vrai, la Russie pour seul obstacle… très théorique), une qualification pour un 19 e tournoi majeur, un statut de tête de série, la meilleure attaque parmi les 53 nations en lice (40 buts, à trois longueurs du record de l’Espagne en vue de l’Euro 2000), la meilleure défense toutes poules confondues (3 goals encaissés, à égalité avec la Turquie). Et au bout du compte, un strapontin de nº1 mondial assuré d’une stabilité absolue jusqu’au terme des rendez-vous internationaux de la fin mars », écrit Frédéric Larsimont dans Le Soir.

L’Avenir met aussi en avant les trente points sur trente des Diables rouges. « N’en jetez plus : la « génération dorée » des Diables rouges semble mûre pour un nouvel exploit, deux ans après leur troisième place à la Coupe du monde en Russie. Un pays qu’ils risquent bien de revisiter lors de cet Euro, et en particulier le stade de Saint-Pétersbourg », écrit le quotidien qui relève toutefois un bémol dans cette belle campagne qualificative.

« À l’instar de Roberto Martinez, il nous reste un goût amer dans la bouche. « C’est vraiment dommage qu’on n’ait pas un stade national pour pouvoir célébrer cette incroyable génération de joueurs pendant l’Euro… ». Et le journal de poursuivre : « C’est même particulièrement navrant. Tête de série, la Belgique aurait pu revendiquer au minimum deux matchs à domicile dans un « Eurostadium » flambant neuf, sis sur le parking C du Heysel. Un projet qui a coûté plus de 25 millions d’euros pour, in fine, échouer lamentablement, entre querelles à différents niveaux de pouvoir et à relents communautaires.

« Retirée par l’UEFA des villes hôtes en décembre 2017, Bruxelles n’aura donc pas de stade national… et n’en aura sans doute jamais. Aucun gouvernement – à condition déjà d’en avoir un – ne semble près à s’accorder à ce niveau. (…) Bref, une véritable « histoire belge », notre royaume étant, à ce stade, la risée de l’Euro(pe). À charge désormais des Diables de nous éviter de l’être sur le terrain. Y compris à l’autre bout du continent », conclut le journal.

La Libre Belgique commence ainsi son édito : « Mardi soir, dans le « vieux » stade du Heysel (que l’on promet désormais à une possible rénovation), les Diables rouges ont paraphé leur sensationnelle campagne de qualification pour l’Euro 2020. (…) Pour autant, la liesse populaire se mêle à la déception, voire à l’amertume et à la colère.

« Il y aurait sans doute beaucoup de choses à écrire également à propos de la manière dont le tirage au sort de l’Euro sera orienté, notamment pour des motifs peu glorieux de géopolitique, mais retenons surtout que, par manque d’ambition et de cohésion, la Belgique aura réussi à rater un rendez-vous que les Diables avaient une chance unique d’honorer. S’ils le font, ce ne sera pas grâce à la classe politique de leur pays. »

>> La Belgique affrontera la Russie et le Danemark à l’Euro: qui sera le troisième adversaire des Diables?

 
 
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