Avortement: le CD&V, la N-VA et le Vlaams Belang s’opposent vivement à l’élargissement à 18 semaines

Els Van Hoof (CD&V) s’est lâché en commission de la Justice
Els Van Hoof (CD&V) s’est lâché en commission de la Justice - Belga

La commission de la Justice de la Chambre examine ce mercredi une proposition de loi sur l’avortement amendée par huit groupes qui représentent une majorité au parlement. Un premier vote devrait avoir lieu mais l’assentiment définitif pourrait encore prendre quelques semaines et rencontrer des difficultés politiques. Le CD&V a annoncé qu’il épuiserait tous les moyens parlementaires pour s’opposer à l’initiative.

Huit groupes ont signé ces amendements à une proposition de loi du PS : outre les socialistes, c’est le cas des libéraux, des écologistes, de DéFI et du PTB. Le texte vise une dépénalisation totale de l’interruption volontaire de grossesse pour en faire un acte médical à part entière.

Les débats ont débuté en commission de la Justice. La N-VA, le Vlaams Belang et le CD&V ont présenté des arguments chocs contre l’élargissement de la possibilité d’avorter jusqu’à 18 semaines au lieu de 12 semaines actuellement. La députée du CD&V Els Van Hoof a lancé : « Jeter un fœtus ce n’est pas comme jeter un préservatif ».

L’ex-secrétaire d’État à l’immigration, Theo Francken est arrivé aussi pour voter contre la la proposition de loi.

Un autre point de la loi qui devrait être amendée est le délai de réflexion imposé à la femme réduit à 48 heures. Les sanctions pénales disparaissent, aussi bien pour la femme que pour le médecin qui pratique l’IVG.

L’objectif est un vote avant la fin de l’année. Une tentative précédente de réforme ambitieuse sous la précédente législature avait buté sur la cohésion du gouvernement Michel où CD&V et N-VA ne voulaient entendre parler ni d’allongement du délai, ni de dépénalisation complète. Un compromis avait été trouvé mais il avait laissé un goût amer chez bon nombre de députés libéraux.

Depuis lors, le gouvernement est en affaires courantes. Le parlement dispose d’une fenêtre de tir favorable, avant que des négociations gouvernementales ne commencent. Le CDH, le CD&V, la N-VA ne soutiennent pas la nouvelle proposition, ainsi que le Vlaams Belang, mais ne peuvent bloquer le texte.

Une deuxième lecture devrait être demandée mercredi et, en séance plénière, il est très probable qu’un avis du Conseil d’État soit demandé avant le vote, ce qui ruinerait les chances d’un vote d’ici fin décembre.

 
 
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