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Droits de l’enfant: Bernard De Vos demande l’adoption d’une législation «anti-fessée»

Le délégué général aux droits de l’enfant a rappelé aux députés que la Belgique faisait figure de pays particulièrement en retard en la matière.

Temps de lecture: 2 min

Le délégué général aux droits de l’enfant, Bernard De Vos, a plaidé mercredi pour l’adoption rapide en Fédération Wallonie-Bruxelles d’une législation contre les violences éducatives, à savoir ces fessées et autres claques parfois infligées par les parents à leurs enfants.

A l’occasion de la présentation de son rapport annuel d’activités devant le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Bernard De Vos a rappelé aux députés que la Belgique faisait figure de pays particulièrement en retard en la matière. « De nombreux pays ont pris des législations contraignantes pour aller vers le respect intégral des enfants », a-t-il souligné. Pour Bernard De Vos, l’objet de cette législation ne devrait toutefois pas de stigmatiser les parents, mais au contraire de défendre, par diverses campagnes, « l’éducation non-violente et bienveillante ».

La France a définitivement adopté l’été dernier une législation contre les violences éducatives ordinaires, un texte essentiellement à valeur pédagogique visant à responsabiliser les parents et protéger les enfants. Il insère notamment au code civil français une mention qui est dorénavant lue lors des mariages, laquelle stipule que « l’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques ». La phrase est aussi inscrite à présent à la première page des carnets de santé délivrés aux jeunes Français.

Plus d’une cinquantaine de pays se sont déjà dotés de pareille législation, en majorité dans l’Union européenne. La Suède fut la pionnière en la matière, et ce dès 1979.

« Les droits de l’enfant, ce sont les devoirs des adultes »

Dans une allocution qui coïncidait avec le trentième anniversaire de la Convention des droits de l’enfant, Bernard De Vos a rappelé les progrès qui devaient encore être accomplis chez nous en la matière, pointant notamment la faible disponibilité de places dans les crèches, ou encore la gratuité scolaire qui n’est toujours pas une réalité en Wallonie et à Bruxelles.

Le délégué général a aussi pressé les autorités publiques à en faire davantage pour lutter contre la pauvreté infantile, un phénomène en progression ces dernières années. Selon des statistiques récentes, un enfant sur quatre en Wallonie vit sous le seuil de pauvreté, un chiffre qui atteint même 40 % en Région Bruxelles-Capitale. « Les droits de l’enfant, ce sont les devoirs des adultes », a-t-il résumé devant les députés.

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7 Commentaires

  • Posté par Bauwens Luc, jeudi 21 novembre 2019, 11:44

    bonne initiative il y a des parents qui abusent de cela ci-dessous il y a vraiment deux réactions débiles, dommage qu' on ne puisse pas faire de loi contre la débilité intellectuelle

  • Posté par Lilien Raymond, jeudi 21 novembre 2019, 11:42

    Il vaudrait mieux une législation qui oblige les parents à inculquer à leurs enfants un minimum d'éducation et de respect des autres - mais cela, cela passe au-dessus de la tête de Mr Devos.

  • Posté par Rahier Pierre, jeudi 21 novembre 2019, 0:00

    D'accord, mais alors vice versa... :-)

  • Posté par LIENARD NORBERT, mercredi 20 novembre 2019, 19:37

    Le devoir des adultes qui n ont pas d argent pour élever des enfants est de faire moins d enfants par contre l article "oublie" de préciser que monsieur Devos veut des crèches pour les parents qui ne travaillent pas je parie qu Il va bientôt se présenter à des élections pour le PS il a déjà tout pour ,et ils aiment particulièrement défendre les musulmans, il se démène pour faire ramener en Belgique les enfants et leurs génitrices djiadistes

  • Posté par Crémer Charles, mercredi 20 novembre 2019, 18:45

    Que monsieur De Vos s'occupe de sa famille et nous laisse tranquille pour le reste. Une bonne fessée (j'ai bien dit fessée) n'a jamais fait de tort à personne. A commencer par moi-même qui en aie reçu quelques unes, probablement méritées.

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