Procédure de destitution: Trump affirme qu’il ne connaît «pas très bien» l’ambassadeur Sondland

Procédure de destitution: Trump affirme qu’il ne connaît «pas très bien» l’ambassadeur Sondland
Reuters

Donald Trump s’est efforcé mercredi de prendre ses distances avec l’ambassadeur américain Gordon Sondland qui a témoigné devant le Congrès dans la procédure de destitution le visant, tout en affirmant que son audition l’exonérait complètement. «Je ne le connais pas très bien. Je ne lui ai pas beaucoup parlé», a déclaré Donald Trump depuis les jardins de la Maison Blanche, avant de s’envoler pour le Texas.

«Ce n’est pas un homme que je connais bien», a-t-il insisté. «Il a au départ soutenu d’autres candidats, pas moi (lors de la primaire républicaine de 2016, ndlr)», a-t-il ajouté.

Donald Trump a bien demandé au président ukrainien d’enquêter sur les démocrates, selon l’ambassadeur américain à l’Union européenne

Dans un tweet daté du 8 octobre, Donald Trump se montrait moins distant avec Gordon Sondland, qu’il a lui-même nommé au poste d’ambassadeur auprès de l’Union européenne. «J’adorerais que l’ambassadeur Sondland - vraiment un homme bien et un grand Américain - témoigne», écrivait-il notamment.

«Une conversation très courte»

Devant les journalistes, le président américain a ensuite lu des notes manuscrites, écrites en très larges majuscules au feutre noir, démontrant selon lui qu’il n’avait jamais rien demandé à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky concernant son rival politique Joe Biden.

Gordon Sondland «a eu une conversation très courte avec moi», a-t-il expliqué, évoquant l’audition, quelques heures plus tôt, de l’ambassadeur devant le Congrès. «Il a juste dit: que voulez-vous? (...) Et voici ma réponse, qu’il a citée. Vous êtes prêts? Les caméras tournent? ‘Je ne veux rien’. C’est ce que j’ai dit. Je l’ai dit deux fois», a-t-il raconté.

Sur les notes du président, qui étaient visibles, on pouvait lire: «Je ne veux rien. Je ne veux rien. Je ne veux pas de donnant-donnant. Dites au président Zelensky de faire ce qui est bien. C’est le dernier mot de la part du président des Etats-Unis».

 
 
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